© AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN Jean-Louis Turquin sera-t-il dehors pour assister au feu d'artifice du 14 juillet ? Son nouvel avocat, Me Olivier Morice, est convoqué ce matin devant la commission de libération conditionnelle de la prison de Bastia, en Corse, où son client purge sa peine. L'ancien vétérinaire niçois avait été condamné en 1997 par la Cour d'assises des Alpes Maritimes à 20 ans de prison pour l'assassinat de son fils de 8 ans, Charles-Edouard, dont le corps n'a jamais été retrouvé.
Le 28 mars dernier, le président du tribunal de l'application des peines de Bastia avait, à la surprise générale, décidé d'écourter la période de sûreté de dix ans de Jean-Louis Turquin, prévue de s'achever normalement ce mois-ci. "Il résulte du dossier que M. Turquin a fait preuve d'un comportement irréprochable (...) qu'il a mis à profit son temps de détention pour acquérir des connaissances nouvelles, suivre une psychothérapie et indmeniser en totalité la partie civile", soulignait la décision du tribunal. Son avocat avait aussitôt fait une demande de libération conditionnelle pour son client. Demande pour laquelle le parquet a fait savoir son opposition.
Le délibéré devrait être rendu dans les huit jours. Jean-Louis Turquin saura, alors, s'il peut rejoindre ou non Nadine, la femme qu'il a épousée en juin 2000, alors qu'il était déjà en prison.
Le détenu qui pourrait innocenter Turquin reste en prison |
Le 15 juin dernier, la Cour d'appel de Colmar a décidé de maintenir en prison Paul Buchheit, qui purge une peine de vingt ans de réclusion pour un assassinat. Ce détenu refuse de donner le nom d'un codétenu qui lui aurait fait des confidences sur la mort du petit Charles-Edouard. Il a déclaré aux enquêteurs que l'enfant serait mort accidentellement lors d'une tentative de cambriolage tout en ajoutant qu'il ne donnerait le nom de son informateur qu'une fois "libre", par peur des représailles. Jean-Louis Turquin n'a pour sa part pas cessé de clamer son innocence. Buchheit avait également été condamné à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nancy en 2004, une peine confirmée en appel, avant d'être annulée par la Cour de cassation, pour délit d'abstention volontaire de porter témoignage en faveur d'un innocent. La Cour d'appel de Paris l'a finalement relaxé en mai dernier de ce chef d'accusation. |
Photo : Jean-Louis Turquin, décembre 2004 (AFP/JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN)
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