© AFPPas d'annonce officielle ni de photographie de la sortie : c'est en toute discrétion que Jean-Marc Deperrois a quitté mercredi le centre de détention de Val-de-Reuil, dans l'Eure, après près de douze ans d'incarcération, en comptant la période de détention provisoire. Condamné dans l'affaire de la Josacine empoisonnée, il avait bénéficié d'une mesure de libération conditionnelle.
La Chambre d'application des peines de la cour d'appel de Versailles avait autorisé le 30 mai sa sortie. Elle avait ainsi confirmé la mesure prise le 6 avril par le tribunal d'application des peines d'Evreux mais qui avait été suspendue le temps de l'examen d'un appel du parquet. Dans le cadre de sa libération conditionnelle, Jean-Marc Deperrois aura l'obligation d'indemniser les victimes, de résider en dehors de la Seine-Maritime, où les faits ont été commis, ainsi que de ne pas publier de livre sur l'affaire ou de s'exprimer dans la presse.
Deperrois a toujours clamé son innocence
La Cour d'assises de Seine-Maritime avait condamné le 25 mai 1997 ce chef d'entreprise à 20 ans de réclusion pour l'empoisonnement, à Gruchet-le-Valasse, près du Havre, le 11 juin 1994, d'Emilie Tanay, 9 ans, avec du sirop de Josacine contaminé au cyanure. Selon l'accusation, Jean-Marc Deperrois aurait introduit le cyanure dans le sirop en pensant que celui-ci était destiné au mari de sa maîtresse, Jean-Michel Tocqueville, chez qui séjournait Emilie.
Le condamné a toujours clamé son innocence et soutenu que toutes les pistes n'avaient pas été explorées lors de l'instruction. En septembre 2005, son avocat a déposé une seconde requête en révision de son procès devant la commission de révision des condamnations pénales de la Cour de cassation. Une première demande avait été rejetée par cette commission en décembre 2002.
Photo d'ouverture : Jean-Marc Deperrois - archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...



