© INTERNELes hooligans n'auront qu'à bien se comporter... Trois mois après avoir été proposée, la loi sur la prévention des violences lors des manifestations sportives a été définitivement adoptée ce mardi par le Sénat, avec son florilège de sanctions.
Au menu : jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende pour les actes violents ou racistes en marge des compétitions sportives. Le texte autorise aussi la dissolution par décret, après avis d'une Commission nationale consultative créée par cette loi, de tout groupement soutenant une association sportive dont des membres ont commis des actes de violence ou de discrimination lors des manifestations sportives. Le texte responsabilise également les organisateurs d'une manifestation sportive en les obligeant à s'assurer du bon fonctionnement du système de vidéosurveillance, sous peine d'une amende de 15.000 euros.
Consensus politique
Les groupes UMP, UDF et PS ont voté en faveur de ce texte, déposé initialement à l'Assemblée nationale par le député UMP de Paris Claude Goasguen. Seul le groupe communiste s'est abstenu. Il est prévu d'étendre le champ d'application au sport amateur.
Début avril, après des violences dans les stades de foot, Nicolas Sarkozy avait annoncé "la tolérance zéro" à l'encontre de ces actes "détestables (...) de hooligans qui gangrènent" aujourd'hui le football international. Ainsi, début 2 juin, Londres a annoncé avoir décrété à l'encontre de quelque 3.300 hooligans des "banning orders", pour les empêcher de se rendre au Mondial.
(Photo d'archive TF1 - LCI : arrestation d'un hooligan à l'issue d'un match PS - OM en 2002)
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