
Le procès de David Hotyat, accusé de l'assassinat des 5 membres de la famille Flactif en avril 2003, et de 4 complices présumés s'est ouvert ce lundi à Sévrier devant la cour d'assises de Haute-Savoie. Le 11 avril 2003, Xavier Flactif, promoteur immobilier de 41 ans, sa compagne Graziella Ortolano, 36 ans, et leurs trois enfants, âgés de 6 à 10 ans, avaient été abattus dans leur chalet du Grand-Bornand.
Interpellé en septembre 2003, David Hotyat, mécanicien automobile, de 33 ans, voisin de la famille Flactif, avait dans un premier temps reconnu avoir tué, seul, les cinq victimes, par jalousie. Il avait conduit les gendarmes à l'endroit où il avait brûlé les corps, avait expliqué avec force détails comment il avait agi et envoyé l'arme du crime à son frère, Mickaël, dans le nord de la France.
David Hyotat a ensuite changer d'avocat et s'est rétracté, se contentant de reconnaître la crémation des corps et mettant en cause, pour la mort de la famille Flactif, deux hommes dont il dit toujours ignorer l'identité. Les avocats de la famille Flactif ont souligné à plusieurs reprises les incohérences de cette version.
Présente à l'ouverture du procès, la soeur de Graziella Ortolano a dit vouloir "que la justice fasse son travail et que la vérité éclate. Je veux que la famille Flactif soit reconnue comme victime".
Une femme instigatrice de la tuerie ?
Un des amis de Hyotat, Stéphane Haremza, est poursuivi pour complicité d'assassinats, mais son rôle est mal défini. Les deux femmes accusées sont poursuivies pour association de malfaiteurs, pour avoir évoqué ensemble, deux jours avant le drame, le projet d'abattre Xavier Flactif. Il s'agit de la compagne d'Hotyat, Alexandra Lefèvre, mère de deux enfants, qui comparaîtra détenue et de l'épouse de Stéphane Haremza, Isabelle, en liberté sous contrôle judiciaire. Les familles des victimes soupçonnent Alexandra Lefèvre d'avoir été l'instigatrice de la tuerie, ou tout au moins d'avoir aidé Hotyat à tenter d'effacer les traces des assassinats, mais ne disposent d'aucun élément de preuve.
Enfin, Mickaël Hotyat doit comparaître pour "obstacle à la manifestation de la vérité par recel". Il avait jeté l'arme du crime, que David lui avait envoyée par la poste, dans un canal du Pas-de-Calais, où les enquêteurs l'ont retrouvée. David Hotyat et Stéphane Haremza encourent une peine de réclusion criminelle à perpétuité. Les deux femmes encourent pour leur part une peine allant jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.
(L'arrivée de David Hyotat lundi matin devant les assises/TF1/LCI)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



