Meutre de Marjorie Vigouroux : l'un des accusés emmené par les gendarmes © DRLa réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de 22 ans, a été requise jeudi par la cour d'assises du Gard contre trois des cinq jeunes gens accusés d'avoir tué Marjorie Vigouroux, 20 ans, en avril 2004. L'avocat général, Christian Pasta, a demandé "des peines d'élimination prévues par les textes", à l'encontre des frères Patrick et Eric Martinez, 26 et 23 ans, ainsi que de Samuel Liaud, 26 ans, qui avaient sauvagement frappé la victime pour lui voler de l'argent. Ils sont poursuivis pour "vol avec violence ayant entraîné la mort".
"Ce ne sont pas des malfrats professionnels mais il faut leur donner de quoi réfléchir à leur culpabilité. En 20 ans de fonction, je n'ai jamais vu ça", a lancé l'avocat général. Dans ce dossier qu'il a qualifié de "délicat et difficile", Christian Pasta a requis par ailleurs 15 ans de réclusion criminelle contre les deux autres accusés, Anthony Gigot, 25 ans, et Amandine Salvi, 25 ans, qui comparaissent pour recel de cadavre et recel de vol commis avec violence ayant entraîné la mort.
"On tue pour 2903 euros"
Evoquant "une affaire exceptionnelle où on tue pour 2903 euros", l'avocat général a qualifié les cinq jeunes gens "d'assasins" organisés "en bande structurée". Selon l'accusation, Marjorie qui avait rencontré les jeunes gens sur un forum internet, invitée chez eux à Saint-Ambroix (Gard), avait été frappée à l'aide d'un plat de cuisine et à coups de poing, puis étranglée avant d'être entreposée dans un congélateur et jetée à l'eau.
Le 12 avril 2004, la mère de Marjorie avait signalé sa disparition. Des images prises par des caméras dans des lieux où la carte bancaire de la victime avait été utilisée, avaient permis l'arrestation d'Anthony Gigot et d'Amandine Salvi. Ceux-ci avaient alors révélé que Marjorie était morte sous les coups des frères Martinez et de Samuel Liaud, le 11 avril. Les quatre garçons de la bande avaient ensuite jeté le corps dans un canal à Aigues-Mortes. "Le Père Noël est passé, Marjorie est au frais", s'étaient ensuite vantés Samuel Liaud et les frères Martinez auprès des deux autres accusés, pour justifier l'argent dépensé en parfums, appareils hi-fi et nuits d'hôtel.
Photo d'ouverture : l'un des accusés emmené par les gendarmes - archives
Retour MYTF1
Chargement en cours...



