
Ségolène Royal n'est jamais là ou on l'attend. Les journalistes présents jeudi dans le train qui l'emmenait en meeting à Rennes s'attendaient à des commentaires sur le retour dans le jeu de Lionel Jospin. Ils ont en fait recueilli ses confidences sur un projet d'ordre privé : un possible mariage civil avec l'homme qui partage sa vie depuis plus de vingt-cinq ans, François Hollande. La cérémonie " strictement familiale " pourrait avoir lieu cet été, selon Le Figaro. "Ils y réfléchissent" a confirmé vendredi matin à LCI.fr l'entourage de Ségolène Royal, "car une invitation de cet ordre leur a été lancé il y a quelques jours".
Cette idée de mariage, le premier à l'avoir évoqué fut en effet Oscar Temaru, le président de la Polynésie française le 21 juin dernier. Invité à Poitiers à l'occasion de la fête de la musique, il invita " François Hollande et Ségolène Royal à Tahiti pour qu'ils s'y marient ", ce qui provoqua les rires de l'assistance. "Ce serait un événement planétaire " ajouta-t-il avec le sourire. Mais cette plaisanterie amicale n'en était peut-être pas vraiment une. Celle qui déclarait encore récemment que le mariage était une " institution bourgeoise " a peut-être décidé de franchir le pas.
"Je ne parle pas des autres candidats"
Un peu plus tard, lors de son meeting devant plus de 2000 personnes, la candidate à la candidature est revenue à des questions plus politiques. Elle déclaré que la possible candidature de Lionel Jospin à l'investiture du PS pour la présidentielle de 2007 "ne changeait rien" pour ce qui la concerne. "J'applique la ligne et le comportement que je m'applique depuis toujours (...): je ne parle pas des autres candidats. Je respecte leur liberté, leur identité, leurs intentions", a affirmé à la presse la candidate probable à l'investiture, favorite des Français selon les sondages.
Lionel Jospin avait déclaré la veille qu'il n'excluait pas d'être candidat à l'investiture s'il apparaissait "le mieux placé pour rassembler les socialistes, la gauche, le pays". "J'ai toujours dit que je soutiendrai le candidat le mieux placé. Si ce n'est pas moi, je soutiendrai le mieux placé". "On verra au mois de septembre", a ajouté la présidente de la Région Poitou-Charentes, en rappelant que "le choix appartiendra aux militants".
(Ségolène Royal à Rennes/TF1)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



