Sarkozy n'accélère pas le rythme

Par , le 28 juin 2006 à 20h31 , mis à jour le 29 juin 2006 à 08h49

Invité de France 3 mercredi, le président de l'UMP a affirmé qu'il "fallait un temps pour tout", répétant que son parti désignerait son candidat en janvier 2007. Il a conseillé à Lionel Jospin de "dire s'il a envie d'être candidat".

TF1/LCI Nicolas Sarkozy sur France 3

A l'instar de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ne souhaite pas précipiter le lancement de la campagne pour 2007. Alors que le site du magazine Challenges croyait savoir mercredi que le ministre de l'Intérieur avait décidé de se lancer pleinement dans la course au mois de novembre, il a affirmé mercredi soir sur France 3 qu'il "n'y avait pas lieu d'anticiper les choses, il y a un temps pour tout ". Et de rappeler que son parti, l'UMP, ne désignera le candidat qui portera ses couleurs qu'en janvier 2007, lors d'un congrès.

Pas d'accélération du rythme mais une détermination identique. Ainsi, Nicolas Sarkozy a réaffirmé son ambition présidentielle, quelques heures après que son Premier ministre a répété qu'il n'avait pas de pareille intention."  "Je le crois puisqu'il l'a dit" a précisé avec le sourire le numéro 2 du gouvernement.

Interrogé sur le retour de Lionel Jospin sur la scène médiatique, Nicolas Sarkozy lui a délivré un conseil, le conseil de quelqu'un qui a plutôt "un tempérament franc"  : "cela fait des mois qu'il tourne autour du pot. Il nous a d'abord annoncé qu'il quittait la politique pour toujours. Voilà qu'il nous dit qu'il n'a pas envie de venir sauf si on l'appelait", a déclaré le président de l'UMP. "Moi je pense qu'il faut être plus simple. S'il a envie d'y aller, qu'il le dise", a-t-il ajouté.

Prié de dire s'il préférerait affronter en 2007 Ségolène Royal ou Lionel Jospin, Nicolas Sarkozy a répondu que le "combat présidentiel" serait de toute façon difficile, quelque soit le champion du Parti socialiste. "Les rapports de force sont équilibrés, ça se terminera à 50/50, ça se jouera à peu de choses et quelque soit le candidat du Parti socialiste, ça sera quelqu'un de qualité", a-t-il dit.

Arno Klarsfeld "médiateur" pour les parents d'enfants sans papiers

Dans le dossier des milliers de demandes de naturalisation de parents d'enfants scolarisés, Nicolas Sarkozy a confirmé la nomination de l'avocat Arno Klarsfeld comme "médiateur" national pour favoriser l'harmonisation des décisions préfectorales d'admission au séjour. Arno Klarsfeld "est un homme de grande qualité, c'est un avocat qui a toujours combattu pour les droits de l'Homme", a commenté le ministre de l'Intérieur.

Dans une circulaire adressée le 13 juin aux préfets, le ministre de l'Intérieur a défini six critères d'appréciation pour qu'une réponse favorable soit donnée aux étrangers irréguliers parents d'enfant(s) scolarisé(s) qui présenteraient une "demande d'admission exceptionnelle au séjour". Chaque demande sera examinée "au cas par cas", a rappelé Nicolas Sarkozy qui a donné "deux mois" aux préfets pour y parvenir.  "Les gens pensent que c'est avant le 1er juillet, mais pas du tout: nous allons nous donner, dans le calme, deux mois pour examiner chaque situation" a-t-il précisé.

Par Renaud Pila le 28 juin 2006 à 20:31
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