
Dans un discours intitulé "pour la France du travail", régulièrement ponctué par les acclamations des 6 000 spectateurs, le chef de l'UMP s'est placé ce jeudi à Agen sur le terrain d'une "politique respectueuse de la morale".
Il s'en est notamment pris au "patron voyou" et a dénoncé l'"outrance" de certains grands patrons. "La réhabilitation du travail, elle passe d'abord par une certaine morale", a-t-il poursuivi. Il a tancé également ceux dont "la gestion est un échec" et qui négocient "une prime d'éviction en forme de parachute en or". Le ministre a reproché aux socialistes de "faire la morale à tout le monde".
Quant aux stock-options, il a estimé que "ce qui est bon pour les uns doit être bon pour tous". "Je propose donc qu'aucun programme de stock-options ne puisse être réservé aux seuls dirigeants mais qu'il soit étendu à tous les salariés de l'entreprise", a-t-il affirmé.
"Libérer le travail"
Abordant l'autre "clivage" opposant l'UMP aux "socialistes qui proposent de partager l'emploi", le ministre a proposé de "libérer le travail". L'initiative passerait, selon lui, par "un contrat unique à durée indéterminée, plus souple, avec une consolidation des droits du salariés au cours du temps" ou "encore une sécurité sociale professionnelle pour sécuriser l'ensemble de son parcours professionnel".
Il a aussi critiqué les propositions des "socialistes" en matière sociale notamment la "réduction obligatoire et uniforme du temps de travail", pour proposer un "progrès social grâce à l'économie". "Je suis un homme politique qui veut parler de la vie réelle des Français, pas de la vie virtuelle", a-t-il dit. Il a évoqué une "fracture sociale" qui "s'est transformée en désintégration sociale". Le probable candidat à l'élection présidentielle a indiqué vouloir "tout mettre sur la table sans tabou : l'impôt sur le revenu, la taxe professionnelle, la taxe sur les salaires, les charges".
Parmi les pistes proposées pour arriver à "plus de travail et plus d'emplois", il a notamment évoqué "l'augmentation des salaires nets et la diminution des charges qui pénalisent le travail". Il a plaidé pour que "l'option de la TVA sociale soit étudiée sans à priori idéologique". Il a aussi exprimé le voeu que "toutes les heures supplémentaires soient totalement exonérées d'impôts et de charges sociales". Autre proposition : la possibilité de transmettre "à ses enfants sans aucun droit de succession" son patrimoine.
(photo : Sarkozy lors du meeting)
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