© AFP KovarikPas de passe-droit pour un fils de président africain... Le président tchadien Idriss Deby a même mis fin samedi aux fonctions de conseiller technique à l'aménagement du territoire, à l'urbanisme et à l'habitat de son fils aîné Brahim. Ce dernier a été jugé samedi soir en comparution immédiate à Paris et condamné à six mois de prison avec sursis pour port d'arme et détention de drogue. Le procureur avait requis un an d'emprisonnement avec sursis et une amende de 2.000 euros. Il avait été arrêté dans la nuit de mercredi à jeudi alors qu'il se bagarrait avec un client d'une discothèque du 8e arrondissement de Paris.
Durant l'audience, le procureur a largement reproché au fils du président tchadien d'avoir profité de la valise diplomatique pour faire venir son arme et d'avoir un sentiment de "toute puissance" vis à vis des lois françaises. De son côté, le jeune homme s'est défendu en arguant que porter une arme est un "réflexe" acquis au Tchad.
Enfant gâté
Résultat : "Le tribunal a préféré une condamnation à un avertissement pour ce jeune Deby qui est un peu inconscient de ce qu'il fait. Nous ne ferons pas appel pour que ce jeune garçon prenne conscience des réalités de la vie en France" a expliqué l'avocat de la famille Deby, qui avait tout de même demandé à la justice d'être indulgente face à cet "enfant gâté qui n'a pas atteint la maturité de son âge". Brahim Deby est âgé de 27 ans.
Pendant la bagarre, Brahim Deby a fait tomber de sa poche un pistolet semi-automatique, porté sans autorisation. Puis, pendant la perquisition son domicile de Courbevoie (Hauts-de-Seine) qui a suivi son arrestation, les policiers ont trouvé chez lui 375 grammes de cannabis et 2 grammes de cocaïne.
Photo : Le président tchadien Idriss Deby avec Jacques Chirac en avril 2006 (AFP/P.Kovarik)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



