Suspendu dans le vide pour revoir son enfant

le 19 juin 2006 à 09h31 , mis à jour le 19 juin 2006 à 19h41

Un père de 58 ans s'est attaché sous un pont dans le vide au dessus de l'eau dimanche soir à Havrincourt dans le Pas-de-Calais. Il a mis fin à son action lundi matin. Il protestait contre un problème de garde d'enfant après une séparation.

fait divers vignette picto bleu (djs) © INTERNE

Un père de 58 ans s'est suspendu dans le vide toute la nuit de dimanche à lundi, à Havrincourt (Pas-de-Calais), pour protester contre un problème de partage de garde d'enfant après une séparation, avant de mettre fin sans incident à son action lundi matin.

Philippe Fouquez s'était accroché vers 21H30 dimanche à l'aide d'un baudrier sous un pont "entre 30 et 40 m au dessus de l'eau" du canal du Nord, a-t-il indiqué. Cet assistant social à Laon (Aisne) voulait protester contre le fait qu'il ne voyait plus son fils de huit ans qu'"une fois tous les trois mois".

En 2004 sur le pont de Normandie

Il souhaitait aussi envoyer "des fax" au juge des affaires familiales de Saint-Omer (Pas-de-Calais), compétent pour son dossier puisque son ex-compagne habite dans la région, et aux deux députés de la mission d'Outreau, André Vallini (PS, président) et Philippe Houillon (UMP, rapporteur). "Je suis au bout du rouleau", a expliqué d'une voix égale et calme M. Fouquez après avoir négocié la fin de son action avec les gendarmes lundi matin vers 10H30. Des pompiers étaient à ses côtés dans la nuit.

De ses propres dires, ce n'est pas la première fois qu'il tente d'attirer l'attention sur sa douloureuse affaire familiale: "Je suis déjà allé au pont de Normandie en 2004, sur la balustrade". "L'important était qu'il ne mette plus sa vie en danger. Il a toujours été très calme. Il a mis fin à son action après des négociations. Il voulait notamment pouvoir parler à la presse, ce qu'il a fait. Il a été entendu lundi soir dans une gendarmerie". (D'après AFP)

le 19 juin 2006 à 09:31
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6 Commentaires

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  • Jerome, le 19/06/2006 à 12h42

    Malheureusement en France aujourd'hui, malgrès la modernisation du code de la famille de 2002, pour les juges le droit de garde des mère reste prioritaire à l'interêt de l'enfant. Père d'un enfant de 5 ans, je me bat depuis 1 an pour que le droit de mon fils a pouvoir maintenir un contact privilégié entre ces 2 parents soit respecté. Il serait bien qu'une chaine de TV fasse une emission spéciale sur la justice et ses disfonctionnements.

  • Jean, le 19/06/2006 à 12h15

    La façon dont la grande majorité des pères sont traités lors d'un divorce concernant la garde des enfants est purement scandaleuse en france. Si on veut l'égalité homme femme qu'on la fasse aussi dans le droit familial (garde d'enfants, pension etc...)

  • Philippe, le 19/06/2006 à 11h37

    Le traitement infligé aux pères lors des divorces est scandaleux. Ils paient les pensions sans voir leurs enfants. La part est belle aux femmes divorcées. Il faut rejoindre le mouvement des Pères en Colère

  • Alain, le 19/06/2006 à 11h26

    C'est la raison pour laquelle il existe des associations pour la défense des pères de famille, mais certaines font payés le droit d'être aidé! C'est déplorable, le père a toujours tort la plupart du temps et il faut frapper fort pour être entendu! La justice est inégale sur ce plan, la mère bénéficie trop souvent du soutien de la justice, c'est écœurant et c'est encore pire si vous n'avez pas d'emploi ou si vous l'avez perdu. Ou ce trouve la parité, l'égalité la dedans?

  • JGH, le 19/06/2006 à 10h55

    En tant que père divorcé je peux confirmer la situation de M.Fouquez. Dans son ensemble, le corps magistral semble hostile aux pères de familles qui sont généralement désignés comme les boucs émissaires dans les procédures de divorce. Pour la justice, le statut de père de famille divorcé, en dépit de la loi de mars 2002 sur l'autorité parentale (qui donnerait des droits égaux aux deux parents en ce qui concerne la garde des enfants et l'autorité parentale )n'existe toujours pas. La résidence des enfants n'a, encore, quasiment lieue qu'au domicile de la mère, sans aucune démarche préalable de la part de la justice( alors que la loi recommande l'application de la "résidence alternée" ou le cas échéant, la garde chez le parent le plus "apte" à assurer l'éducation), et le père ne peut obtenir qu'"exeptionnellement" un droit de visite, le tout contre payement de fortes pensions alimentaires pour les enfants et pensions " compensatoires" à la mère. Du coup les enfants sont généralement élevés dans la haine du père et peuvent servir de moyens de"pression" pour les mères vis-à vis de leur ex. Il est, par ailleurs , souvent difficile aux pères de dénoncer, publiquement, cette situation . Des démarches semblables faite par ma part, m'ont, par exemple, conduit à diverses menaces de retrait total de mon droit de visite de la part de la justice ainsi qu'à des entraves dans le traitement de ma procédure de divorce qui coure, de ce fait, depuis des années. Cette attitude discriminatoire ( et d'ailleurs néfaste au bon dévellopement des enfants) est parfaitement scandaleuse de la part d'un état inventeur de la notion des droits de l'homme et qui pronne l'égalité homme- femme.

  • David, le 19/06/2006 à 10h32

    Encore un pére à qui la justice n'a accordé aucun intérêt vis à vis de la garde de son enfant. Les femmes demandent la parité homme/femme mais pour les problémes de garde c'est du 99 % pour les femmes ??????????

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