Les deux candidats à la candidature des Verts, Dominique Voynet et Yves Cochet, samedi au conseil national inter-régional © DRC'était le souhait à la fois des deux candidats en lice, Dominique Voynet et Yves Cochet, et de la direction du parti. La décision prise samedi par le conseil national inter-régional des Verts, réuni pour le week-end à l'Assemblée nationale, est donc tout sauf une surprise : il a décidé à une forte majorité (67 contre 15) d'organiser un nouveau second tour de scrutin pour choisir le candidat à la présidentielle. Ce nouveau second tour aura lieu par courrier d'ici le 10 juillet, pour laisser le temps notamment à l'outre-mer de voter, avec dépouillement le 18 juillet.
Les adhérents recevront une nouvelle profession de foi des candidats, mais aucun meeting officiel ne sera organisé. Yves Cochet a imaginé "cinq ou six déplacements", avec "des mailings, une newsletter électronique"... Dominique Voynet a pour sa part envisagé une "campagne d'actions" sur des sujets d'actualité. Avant le vote, les deux candidats étaient intervenus pour défendre la nécessité d'un nouveau second tour le plus vite possible. "Le mode de dépouillement n'a pas été clair, la démocratie doit gagner, je suis très favorable à ce qu'on refasse un second tour", avait déclaré Yves Cochet. "On vous remet une fois de plus la parole, c'est l'intérêt supérieur des Verts", avait renchéri Dominique Voynet. La direction du parti avait estimé aussi que pour donner de la "légitimité" au candidat choisi par les Verts, il fallait refaire une procédure qui s'était déroulée de façon contestable.
"Il est temps d'en finir très vite"
Au terme d'une campagne paisible et d'un premier tour sans problèmes, un premier dépouillement du second tour avait donné en effet deux voix d'avance à Yves Cochet, mais un recomptage - sur des bases un peu différentes - en avait donné onze à Dominique Voynet. Dans les deux cas, 25 bulletins sortis d'enveloppes non signées, contrairement aux règles, avaient été intégrés dans les votes. La responsabilité de la décision avait été laissée au CNIR, en respect des règles du parti.
Le débat, très bref, n'a tourné qu'autour de la possibilité, défendue par l'adjoint au maire de Paris Yves Contassot, de reporter le nouveau second tour à l'automne. Il n'a pas été suivi. "Il est temps d'en finir très vite", notait Pénélope Komitès, adjointe au maire de Paris, pour qui la désignation du candidat "un an avant l'élection donne aux Verts la possibilité de mener une vraie campagne, et de développer sur le terrain leur vision de l'écologie politique". Elle a rappelé à cet égard que la campagne devrait être "difficile" et laisser "peu d'espace" aux candidats autres que ceux des deux principales formations de droite et de gauche, du fait des "réminiscences du 21 avril" 2002.
Yves Cochet a aussi critiqué le soutien manifesté par certains Verts, y compris dans la direction, à une candidature de José Bové. "Nous partageons des luttes avec lui", mais les quelques éléments de programme qu'il propose "sont déjà dans le programme du PS". "Moi je crois à l'écologie politique", a-t-il dit. Il a fait valoir que la légitimité du candidat choisi "viendra du fort taux de participation", qu'il a espéré supérieur aux 60% du premier second tour. Dominique Voynet a assuré quant à elle que le candidat Verts irait "chercher les électeurs un à un". Elle a nié que les Verts soient "en perte de vitesse" et assuré qu'il n'y a "pas de victoire possible si on se contente d'un petit paragraphe dans le projet des socialistes".
Photo d'ouverture : Les deux candidats à la candidature des Verts, Dominique Voynet et Yves Cochet, samedi au conseil national inter-régional - DR
Retour MYTF1
Chargement en cours...



