© INTERNEIl utilisait presque toujours le même mode opératoire : Jean-Luc Blanche suivait ses victimes, les séquestrait et les violait sous la menace d'un couteau. Cet homme de 48 ans, interpellé en septembre 2003 à Reims, comparaît depuis ce vendredi devant la cour d'assises des Ardennes à Charleville-Mézières où il est jugé pour cinq viols - dont un sur une mineure - commis pendant l'été 2003.
Jean-Luc Blanche avait déjà été condamné pour des affaires d'agression sexuelle. Il avait écopé en 1992 de vingt ans de réclusion pour quatre viols, mais avait été libéré au bout de douze ans. Un an plus tard, il recommençait ses agressions. Son arrestation avait à l'époque entraîné un vif débat sur la récidive et le contrôle judiciaire et des réactions du gouvernement de l'époque, notamment de Nicolas Sarkozy. "L'affaire de Reims montre de façon terrifiante que j'avais raison de proposer que plus un seul violeur ne sorte de prison sans être obligé de pointer au commissariat ou à la gendarmerie pour signaler sa présence", avait alors déclaré le ministre de l'Intérieur. Le garde des Sceaux de l'époque, Dominique Perben, s'était pour sa part déclaré "bouleversé".
Aux côtés de Jean-Luc Blanche dans le box, son frère Bruno, 47 ans, est poursuivi lui aussi pour le viol de la mineure qui avait douze ans à l'époque des faits. Jean-Luc Blanche est en détention depuis son arrestation. Son frère comparaît libre. Les deux risquent la perpétuité.
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