Au volant, oubliez le kit mains libres

Par Par D.H. avec AFP, le 20 juin 2006 à 17h04 , mis à jour le 20 juin 2006 à 22h08

Tandis qu'un automobiliste sur six avoue téléphoner en conduisant, une nouvelle campagne de sensibilisation sur le téléphone mobile au volant est lancée. Maître mot : ne pas répondre, même avec un kit mains libres.

TF1/LCI Téléphone volant portable conduire route

Téléphoner et conduire font mauvais ménage, faut-il le rappeler ? Il semblerait que oui si l'on en croit les chiffres d'un sondage Ifop : 16% des automobilistes avouent téléphoner en conduisant. Une 2e campagne de sensibilisation sur les risques du portable au volant a été lancée mardi à l'initiative du gouvernement et des opérateurs de téléphonie mobile.

Le message de cette campagne est clair : "au volant, c'est la messagerie qui répond", même si vous possédez un kit mains libres, car vous risquez d'être déconcentré. Le slogan sera diffusé dans des spots radio du 7 juillet au 15 août et sur des brochures distribuées dans les préfectures, les auto-écoles, les sociétés de location de voitures.

Temps de réaction multiplié par deux

Depuis 2003, il est interdit de conduire avec un téléphone mobile à la main. Mais l'utilisation d'un kit mains libres n'est interdite ni en France, ni dans aucun pays. En cas d'accident, l'usage d'un kit, s'il est prouvé, peut toutefois être pris en compte comme facteur de "non-maîtrise du véhicule", explique le ministre des Transports.

Dominique Perben rappelle qu'"il y a incontestablement une augmentation du risque d'accident quand on téléphone au volant". Selon une étude de l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets), le temps de réaction augmente de 50% en téléphonant et les conducteurs ont tendance à négliger les rétroviseurs. Si le kit mains libres reste toléré, les verbalisations pour conduite en téléphonant ont augmenté de 10% entre 2004 et 2005.

Et pour ceux qui arguent qu'une conversation téléphonique revient au même qu'un conversation avec un passager, Marie-Pierre Bruyas, coauteur de l'étude de l'Inrets, répond que le passager peut par exemple mesurer la complexité de la situation routière et s'arrêter de parler si c'est trop dangereux.

Par Par D.H. avec AFP le 20 juin 2006 à 17:04
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6 Commentaires

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  • OLLEB57, le 20/06/2006 à 22h09

    A quand l'interdiction de fumer au volant. Le téléphone ( en cas d'urgence )on peut éventuellement le laisser tomber sans risque contrairement au mégot.Que nos responsables facent un essai !!!!

  • Dge, le 20/06/2006 à 21h31

    Est ce qu'il faut aller comme dans les bus jusqu'a interdire de parler au chauffeur car quand on a une discussion avec quelqu'un meme sans telephone on est moins attentif ????

  • TOntOn, le 20/06/2006 à 17h54

    D'apres cette etude, si le passager peut s'arreter de parler, le conducteur lui ne peut pas ? Tout ceci ne repose sur aucune base serieuse juste de quoi encore ramasser de l'argent sur le dos du contribuable pour des motifs tous aussi bidons les uns que les autres. Comment voulez vous qu'on prenne nos politiques au serieux avec de tels decisions ?

  • Lili01, le 20/06/2006 à 17h45

    Bien sûr que c'est vrai.Mais qui dit le contraire!!!! Ceux qui téléphone.....

  • Olivier, le 20/06/2006 à 17h43

    Que l'on interdise le portable à l'oreille au volant, ça me parait aller de soi, vu l'évidence du danger, le conducteur étant privé d'une main, mais aller jusqu'à interdire le kit main-libre, ça c'est une loi supplémentaire juste pour le plaisir d'em(...)der le monde

  • TITEUF53, le 20/06/2006 à 17h26

    Au volant on conduit, on ne téléphone pas!

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