
Téléphoner et conduire font mauvais ménage, faut-il le rappeler ? Il semblerait que oui si l'on en croit les chiffres d'un sondage Ifop : 16% des automobilistes avouent téléphoner en conduisant. Une 2e campagne de sensibilisation sur les risques du portable au volant a été lancée mardi à l'initiative du gouvernement et des opérateurs de téléphonie mobile.
Le message de cette campagne est clair : "au volant, c'est la messagerie qui répond", même si vous possédez un kit mains libres, car vous risquez d'être déconcentré. Le slogan sera diffusé dans des spots radio du 7 juillet au 15 août et sur des brochures distribuées dans les préfectures, les auto-écoles, les sociétés de location de voitures.
Temps de réaction multiplié par deux
Depuis 2003, il est interdit de conduire avec un téléphone mobile à la main. Mais l'utilisation d'un kit mains libres n'est interdite ni en France, ni dans aucun pays. En cas d'accident, l'usage d'un kit, s'il est prouvé, peut toutefois être pris en compte comme facteur de "non-maîtrise du véhicule", explique le ministre des Transports.
Dominique Perben rappelle qu'"il y a incontestablement une augmentation du risque d'accident quand on téléphone au volant". Selon une étude de l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets), le temps de réaction augmente de 50% en téléphonant et les conducteurs ont tendance à négliger les rétroviseurs. Si le kit mains libres reste toléré, les verbalisations pour conduite en téléphonant ont augmenté de 10% entre 2004 et 2005.
Et pour ceux qui arguent qu'une conversation téléphonique revient au même qu'un conversation avec un passager, Marie-Pierre Bruyas, coauteur de l'étude de l'Inrets, répond que le passager peut par exemple mesurer la complexité de la situation routière et s'arrêter de parler si c'est trop dangereux.
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