
Selon l'explication donnée par le substitut du procureur de la République de Bastia, le forcené a été "pris d'une véritable crise de folie". Un homme de 60 ans muni d'un arsenal de guerre a tué jeudi une jeune touriste de 13 ans, dans le village de San Gavino di Fiumorbu, en Haute-Corse, avant d'être abattu par un gendarme.
Tout commence quand l'homme met le feu à sa maison vers 11h30. Il en sort lourdement armé : pistolet automatique et mitraillette, retrouvés "prêts à l'usage" sur le siège de sa voiture, fusil à pompe et des poches et une voiture remplies de munitions.
Fusil à pompe
Stationnée non loin de la maison du sexagénaire, la voiture d'une famille de touristes, originaires de Moselle. Le forcené tire une première fois en direction du véhicule. La balle traverse la vitre avant gauche. Le conducteur tente de prendre la fuite. Un second tir transperce le hayon arrière. Le projectile atteint l'adolescente en pleine tête.
Venus porter secours à la jeune fille, des pompiers sont pris pour cible. Un pompier est touché au cou, son pouce arraché. Selon les premiers éléments de l'enquête, le forcené prend alors la direction du village pour s'en prendre à une femme qu'il connait. Il frappe chez elle, elle s'est barricadée dans sa maison.
C'est alors qu'une fourgonnette de gendarmes mobiles arrive. Toujours d'après les premiers éléments de l'enquête relatés par le substitut du procureur, le forcené tire au fusil à pompe une balle de très gros calibre qui traverse le toit de la fourgonnette. Les militaires ripostent, l'un d'eux blesse mortellement l'agresseur à la tête.
Irascible
Héliportée à l'hôpital de Bastia, la jeune fille n'a pas survécu à ses blessures. Les hommes du GIGN, appelés dès les premières balles tirées par le forcené, n'ont pas eu le temps de quitter leur caserne parisienne quand il a été tué.
Jeudi soir, le parquet de Bastia a saisi la section de recherche de la gendarmerie d'Ajaccio d'une enquête en flagrance pour l'ensemble des faits. Il a demandé à l'inspection technique de la gendarmerie nationale une enquête interne sur les conditions de l'ouverture du feu contre le forcené, comme cela est le cas dans les situations de ce genre.
Selon les premiers éléments recueillis dans la famille du forcené et dans le voisinage, on ignorait si cet homme était ou avait été suivi pour des troubles psychiatriques, mais il était devenu irascible depuis une quinzaine de jours pour des raisons liées à des examens de santé qu'il devait subir, a expliqué le substitut du procureur.
(La maison du forcené/TF1/LCI)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



