
Pour ne pas répéter les erreurs de l'été 2003, au cours duquel la canicule avait provoqué 15.000 morts, le ministre de la Santé est sur le front. "Toujours au titre de la prévention", Xavier Bertrand a lancé lundi un appel "dès maintenant" aux étudiants en médecine, aux étudiants infirmiers et aux médecins retraités "pour pouvoir renforcer les services des Samu" et des urgences "là où il y a des alertes canicule". Celles-ci touchent la moitié (47 départements) de la France (Lire l'article).
Ces étudiants et retraités seront rémunérés. Le ministre va en outre "demander aux préfets de réunir dans l'ensemble des départements concernés les responsables de l'Ordre des médecins, du Samu et des services de l'Etat pour que l'on puisse renforcer la permanence des soins".
"La solidarité ne prend pas de vacances"
Auparavant, Xavier Bertrand avait affirmé que de nouvelles mesures pourraient en effet être prises pour anticiper le pic de température prévu pour mercredi, outre le fait de rappeler les infirmiers en vacances si besoin (disposition du Plan Blanc) et de mobiliser des lits supplémentaires. De quoi prouver qu'il "a tiré les leçons de 2003" et que "la solidarité ne prend pas de vacances".
Dimanche soir, le ministre de la Santé Xavier Bertrand, en visite au centre d'appels du Samu de Paris, avait déjà appelé "l'ensemble des professionnels" à "se mobiliser, y compris les libéraux".
Une loi pour empêcher les fermetures de lits
Malgré une hausse de 10 à 15% de l'activité dans les hôpitaux, les établissements gèrent. Mais ce surcroît d'activité pourrait encore s'accélérer avec la grève depuis ce lundi des chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens libéraux dans les cliniques privées (Lire l'article). Cette situation rend les urgentistes "inquiets". Le président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf), Patrick Pelloux, a d'ailleurs réclamé lundi "une loi" qui astreindrait les responsables hospitaliers à limiter les fermetures de lits, en particulier l'été, afin de "ne pas aller jusqu'à 40% de fermetures de lits".
Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a quant à lui exprimé lundi ses "inquiétudes" sur la mobilisation des services de l'Etat face à la canicule. "Je ne suis pas sûr que l'Etat ait compris qu'il fallait plus de moyens", a déclaré le maire de Paris à l'issue d'une visite au centre des coordinations des services sociaux de Paris dans le 12e arrondissement également chargé de la gestion de la canicule. Comme Patrick Pelloux, il a toutefois reconnu l'engagement du ministre de la Santé.
Pour en savoir plus : 0810 54 32 10
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