Démonstration d'unité autour du projet PS

le 01 juillet 2006 à 17h50 , mis à jour le 01 juillet 2006 à 20h02

Le PS a serré les rangs samedi lors d'une convention nationale qui a vu le projet pour 2007 ratifié à une très large majorité. Temporairement oubliée, la compétition entre prétendants à l'investiture pour la présidentielle. Mais quelques notes dissonantes sont venues lors de la désignation des candidats aux législatives.

TF1/LCI : François Hollande à la tribune lors de la convention nationale du PS François Hollande à la tribune lors de la convention nationale du PS © DR

Seules des discordes autour de la désignation des candidats aux législatives de 2007 ont troublé samedi la démonstration d'unité contre la droite à laquelle a donné lieu la convention nationale du PS, en présence de 899 délégués. Mais en ce qui concerne le projet du PS pour 2007, il a été ratifié à une écrasante majorité, mettant entre parenthèses la compétition entre les candidats à l'investiture. Sans surprise, le premier secrétaire du parti François Hollande a été la vedette de cette journée : s'ils ont eu quelques mots pour la presse à leur arrivée au palais de la Mutualité à Paris, Ségolène Royal, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang ne se sont pas exprimés à la tribune.

François Hollande, pour sa part, s'en est pris particulièrement au probable candidat de la droite, Nicolas Sarkozy, qui fait campagne sur le thème de "la rupture" et de "la France d'après". "Comment peut-on rompre avec une réussite?", a-t-il lancé, très applaudi. Si le président de l'UMP parle de "la France d'après", "c'est donc que la France d'aujourd'hui ne lui plaît guère !", a attaqué encore le numéro un socialiste. "S'il n'est pas heureux, qu'il parte" du gouvernement, a ajouté François Hollande. Reprenant des propos de Nicolas Sarkozy, pour qui "la France se donne à celui qui en a le plus envie", le député-maire de Tulle a lancé : "la France n'est pas là pour se donner ou se vendre. Elle vote, la France est souveraine, tout le monde doit la respecter".

Coût du projet socialiste : le PS n'a "aucune leçon à recevoir" de la droite

Alors que la droite a mené une offensive sur le coût des mesures socialistes, qu'elle chiffre à 115 milliards d'euros, François Hollande a rétorqué que les socialistes n'avaient "aucune leçon à recevoir" de la majorité qui "a creusé tous les déficits". Le PS évalue le coût net de ses mesures à 30,7 milliards d'euros. François Hollande, qui n'exclut pas d'être lui-même candidat à l'investiture, s'est fait le champion du projet, alors que certains présidentiables y voient "un socle" ou "un cadre" plutôt qu'un engagement contraignant. C'est "bien plus qu'un socle - surtout s'il n'y a rien dessus -, bien plus qu'un cadre" à l'intérieur duquel les candidats pourraient donner libre cours à leur imagination, a-t-il affirmé. Ce projet, a-t-il dit "est un contrat avec le pays, un contrat avec le changement, nous en sommes les premiers signataires".

François Hollande a aussi appelé tous les partis de gauche qui veulent gouverner à se retrouver "dès le mois de septembre pour définir des propositions communes et donner aux Français la perspective d'un gouvernement commun". Dès mercredi, un accord doit être signé avec le PRG, réservant aux radicaux de gauche 33 circonscriptions avec en contrepartie un candidat commun à la présidentielle, selon Bruno Le Roux, membre de la direction. Aux législatives, le PS présentera "49% de femmes" et 23 candidats au titre de "la diversité" de la société, désignés directement par la direction. Responsable des questions de société, Malek Boutih, proche de Ségolène Royal, sera candidat en Charente.

Les propositions de la direction ont été votées à une très forte majorité, mais les fabiusiens ont voté contre, reprochant à la direction d'avoir "instrumentalisé la parité et la diversité" au détriment de leur courant. A Lyon, l'une des rares candidates de la "diversité" élues par les militants locaux, Zora Aït-Maten (courant Fabius), devra céder la place à un PRG, au grand dam de bon nombre de responsables du parti.

Photo d'ouverture : François Hollande à la tribune lors de la convention nationale du PS - DR

le 01 juillet 2006 à 17:50
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience