© INTERNESeins dénudés ou fesses à l'air = 38 euros d'amende. La mairie de Paris a confirmé, en partie, l'information révélée samedi par le quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien. Les "tenues indécentes" sont bel et bien prohibées sur les quais de Seine, théâtre depuis le 20 juillet et jusqu'au 20 août de la manifestation à succès Paris-Plages.
Mais le maire Bertrand Delanoë (PS) n'a pas pour cela fait passer un arrêté municipal ad hoc. La mesure n'a "rien de nouveau", elle a été mis en vigueur par "un règlement intérieur" en 2002, première édition de Paris-Plages et ce, au même titre que dans les parcs et jardins de la capitale. Ce règlement intérieur concerne d'ailleurs les corps dénudés tout autant que les "comportements agressifs ou dangereux" ou encore "les objets et instruments bruyants", précise la mairie.
Paris-Plages se tient pour la cinquième année consécutive, son sable et ses transats attirant chaque année plus d'adeptes : 4 millions de personnes sont attendues cette année, après les 3,8 millions de l'an dernier, surveillées par 35 personnes (50 la nuit).
La mairie en appelle à la morale des Parisiens
Par "tenues indécentes", l'arrêté stipule "le naturisme, le string et le monokini". L'idée est d'empêcher "les tentations et les comportements dangereux alors que nous sommes au bord d'un fleuve " en se conformant aux "bonnes mœurs, à la tranquillité, à la sécurité et à l'ordre public". La mairie, qui nie jouer "au père la pudeur", souligne qu'il s'agit d'une mesure de précaution.
En attendant, l'amende est de 38 euros pour tout contrevenant. Reste à savoir si les amendes vont pleuvoir. Pour le moment, souligne la mairie de Paris, "seules quelques personnes ont été gentiment rappelées à l'ordre"... moral.
(Photo TF1-LCi : à Paris-Plages le 1er août dernier)
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