© INTERNEAprès douze mois passés derrière les barreaux, Fernand Blanc a quitté jeudi matin la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône. Il avait été condamné en octobre 2005 en appel à cinq ans de prison, dont deux fermes, pour avoir renversé et tué en 2002 cinq pompiers de Loriol qui intervenaient sur un autre accident. Mais le 30 mars dernier, le juge d'application des peines (JAP) de Villefranche a décidé d'équiper le prévenu d'un bracelet électronique et de le cantonner à son domicile lyonnais. Le parquet n'a pas fait appel.
Cette décision est jugée "indécente" par l'association de défense des familles des sapeurs-pompiers de Loriol (Adefasp). "Que (Fernand Blanc) soit avec ou sans bracelet, à son âge, il ne pourra pas aller bien loin : dans les faits, cela correspond à une libération" avait déclaré son président, Pascal Broquet, au moment de l'annonce de la décision du JAP. Cette décision de le placer sous surveillance électronique "répond au principe d'individualisation de la condamnation qui prend en considération la peine déjà purgée, l'âge et l'état de santé", a rappelé ce matin Jean-Marie Chanon. Assigné à domicile, Fernand Blanc ne sera autorisé à sortir qu'à titre exceptionnel, pour raisons médicales. Son avocat a déposé une demande de placement en liberté conditionnelle. Requête qui sera examinée en septembre par la Cour d'appel de Lyon.
Au moment de l'accident, le 29 novembre 2002, l'ancien conseiller municipal lyonnais roulait à plus de 150 km/h entre Montélimar et Valence, sur une portion d'autoroute limitée à 90 km/h alors que les secours, qui intervenaient après un accident matériel, avaient mis en place une importante signalisation. Trois pompiers avaient été tués sur le coup et deux autres projetés dans la Drôme. Le corps de l'un d'eux n'a jamais été retrouvé. Un sixième pompier avait été grièvement blessé.
Photo : Fernand Blanc, entouré de ses avocats en 2004 (DR)
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