
Les documents concernent la période du premier semestre 2003 et relatent les contacts entre la DGSE et l'informaticien Lahoud, mis en examen dans l'affaire Clearstream.
Ils étaient "secret défense, ils ne le sont plus en "quasi-totalité depuis jeudi. Le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a décidé de les déclassifier - et même des pages sans lien direct avec l'affaire- pour "aider au maximum le travail des juges".
Des faux tableaux de comptes
Du côté de l'enquête, l'ex-salarié d'EADS Imad Lahoud a été confronté jeudi pendant trois jours à Florian Bourges, ex-auditeur d'Arthur Andersen. La rencontre a eu lieu dans le bureau des juges d'Huy et Pons.
Imad Lahoud, 38 ans, est poursuivi pour "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux". Il est libre sous contrôle judiciaire. Florian Bourges, 27 ans, entendu comme témoin, a participé à un audit de Clearstream à l'été 2001. Il affirme que Imad Lahoud a copié en septembre 2003 sur son ordinateur des fichiers de Clearstream qui ont ensuite servi, après ajout de différents noms de personnalités, à confectionner de faux tableaux de comptes. Les listings trafiqués ont ensuite été adressés à la justice par Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d'EADS, également mis en examen dans ce dossier.
Il attendait la confrontation depuis deux ans
A la sortie de la confrontation, l'avocat de Imad Lahoud, Me Olivier Pardo, a simplement déclaré que "l'audition a été fructueuse pour (son) client". Pour sa part, Florian Bourges, a déclaré que Imad Lahoud avait nié avoir récupéré des fichiers auprès de lui et qu'il avait déclaré ne pas connaître la source de Jean-Louis Gergorin. Florian Bourges a assuré qu'il n'avait fait "que répéter la vérité" et qu'il attendait cette confrontation "depuis deux ans".
Par ailleurs, Jean-Louis Gergorin sera entendu, pour la quatrième fois, vendredi. Mis en examen le 1er juin pour "dénonciation calomnieuse" et "faux et usage de faux", il a reconnu avoir été l'auteur de plusieurs envois à la justice de courriers accusant à tort des personnalités. L'ancien vice-président d'EADS affirme avoir agi de bonne foi, se disant convaincu que les listings qu'il détenait étaient authentiques.
(MAM/archives/DR)
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