Marches de solidarité contre les expulsions

le 01 juillet 2006 à 15h43 , mis à jour le 01 juillet 2006 à 19h41

Des milliers de personnes ont défilé samedi à Paris et dans plusieurs villes pour dire "non aux expulsions" d'étrangers sans papiers. En tête du cortège parisien, plusieurs personnalités politiques de gauche et d'extrême-gauche, dont Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, Olivier Besancenot et Arlette Laguiller.

TF1/LCI : Marche parisienne en soutien aux sans-papiers menacés d'expulsion Marche parisienne en soutien aux sans-papiers menacés d'expulsion © DR

Alors que doivent avoir lieu, en début de semaine, les premiers rendez-vous à la préfecture de police de Paris pour examiner les dossiers de régularisation, les associations et la gauche ont accru samedi la pression en faveur des parents sans-papiers d'enfants scolarisés. Une manifestation, à l'appel du Réseau Education Sans Frontières (RESF) et du Collectif Uni(e)s contre une immigration jetable, a rassemblé plusieurs milliers de personnes à Paris - 50.000 selon les organisateurs, 7200 selon la police - pour dire "non aux expulsions" de sans papiers et demander l'abrogation de la loi Sarkozy sur l'immigration.

Plusieurs personnalités de gauche et d'extrême-gauche avaient pris place en tête du cortège : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn (PS), Olivier Besancenot (LCR) et Arlette Laguiller (Lutte ouvrière). Martine Aubry (PS) était également présente dans le cortège. Collectifs de sans-papiers comme comités du Réseau Education Sans Frontières ont défilé, aux rythmes des percussions, pour demander des titres de séjour pour tous les parents sans-papiers d'enfants scolarisés. Selon les associations, quelque 4.000 familles seraient concernées, soit un peu moins de 10.000 personnes. Mais de très nombreux manifestants demandaient plus généralement la régularisation de tous les sans-papiers. Ceux-ci seraient entre 200.000 et 400.000, selon des estimations gouvermentales.

"S'ils sont hors-la-loi, nous le sommes aussi"

La journaliste Florence Aubenas, ex-otage en Irak et l'écrivain Marie Desplechin ont déclaré conjointement: "Quand la police vient chercher vos voisins pour les amener là où ils ne veulent pas aller, il est temps de désobéir. S'ils sont hors-la-loi, nous le sommes aussi", ont-elles proclamé. En fin de semaine, plusieurs personnalités s'étaient jointes à la campagne menée depuis fin avril par RESF pour soutenir, voire parrainer les familles d'enfants menacées d'expulsion. Parmi elles, François Hollande, premier secrétaire du PS, a déclaré samedi, devant la convention nationale du PS : "Je suis fier de cette France qui se mobilise pour soutenir les enfants et les familles qui sont aujourd'hui menacées".

A Marseille, plusieurs centaines de personnes étaient venues manifester, en fin d'après-midi, leur solidarité aux familles sans-papiers : 800 à 1.000 personnes pour les organisateurs et 500 pour la police. Ailleurs en province, les parrainages d'enfants et de leurs familles ont continué. Ainsi à Nantes, 64 enfants ont été parrainés par des responsables politiques de gauche, ainsi que par des personnalités comme l'acteur Charles Berling, le professeur Albert Jacquard, l'ancien évêque d'Evreux Mgr Gaillot ou l'ancien ambassadeur de France à l'ONU Stéphane Hessel. A Rennes également, une quarantaine d'enfants ont été parrainés.

Photo d'ouverture : Marche parisienne en soutien aux sans-papiers menacés d'expulsion - DR

le 01 juillet 2006 à 15:43
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1 Commentaires

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  • Durand, le 01/07/2006 à 16h19

    Halte aux politiques "belle ames" qui se donnent bonne conscience à peu de frais; si vraiment ils étaient sincères , ils n'ont qu'à héberger des sans papiers chez eux !!!!

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