
35° à Paris et Strasbourg, 37° à Lyon et Toulouse, 36° à Marseille et jusqu'à 38° degrés dans le vallée du Rhône... La France, à l'exception de quelques régions de l'Ouest, continue d'endurer des températures caniculaires, et le mercure doit encore grimper ce mercredi. Cinquante-six départements au total sont en vigilance orange jusqu'à jeudi soir. Toutefois, selon les prévisionnistes de Météo-France, l'amorce par l'ouest d'une baisse du thermomètre se confirme, et la fin de la semaine devrait connaitre des températures normales.
Ce mercredi, le temps deviendra plus menaçant avec quelques ondées localement orageuses sur l'ouest. Elles gagneront l'Ile-de-France et le Nord-Picardie dans l'après-midi. Mardi soir, un camping de Valloire, en Savoie, a été évacué par précaution en raison de la montée d'un ruisseau tout proche, qui avait gonflé à la suite de fortes intempéries en altitude. 200 personnes ont été relogées dans des hébergements collectifs ou dans les hôtels de la station.
Vigilance maximale
L'Institut de veille sanitaire (InVS) a revu à la hausse le bilan des victimes. On dénombre "environ une quarantaine de décès" pouvant être imputés à la chaleur qui sévit depuis deux semaines en France, a indiqué le Pr Gilles Brücker, patron de l'InVS, en rappelant toutefois qu'il y avait habituellement en France "près de 1600 décès par jour" en moyenne. La courbe générale des décès ne montre cependant pas de surmortalité, d'après les données transmises par l'Insee. "Il n'y a pas d'augmentation de surmortalité perceptible sur l'ensemble du territoire", a dit le Pr Brücker. Mais il faut, selon lui, maintenir une "vigilance maximale car cette vague de chaleur dure depuis plus de quinze jours" et "beaucoup d'organismes commencent à être fatigués".
Dans les services d'urgence des hôpitaux, on enregistre un peu partout une hausse de l'activité, sans qu'il y ait pour autant engorgement (lire : "Début de surchauffe dans les hôpitaux"). L'appel à la mobilisation du ministre de la Santé aux étudiants en médecine et médecins retraités a été entendu (lire : "Canicule : les premiers renfort sont prêts"). La canicule a aussi entraîné dans plusieurs agglomérations de nouveux épisodes de pollution par l'ozone, notamment en Ile-de-France, à Strasbourg, Mulhouse, dans les Bouches-du-Rhône, le Var et les Alpes-Maritimes.
Dans le métro parisien, des messages appelant à s'hydrater sont diffusés régulièrement. A Haguenau (Bas-Rhin), les horaires des agents du centre technique municipal ont été aménagés (6H à 13H45) et trois litres d'eau leur sont fournis. A Selestat (Bas-Rhin), la Caisse primaire d'assurance maladie ferme ses points d'accueil à 14H, la chaleur étant trop intense l'après-midi. A Lille, la grande fontaine située en face du musée des Beaux-Arts sur la place de la République se transforme chaque jour en piscine pour de nombreux jeunes gens et enfants.
| Stationnement résidentiel gratuit aujourd'hui à Paris |
En raison de problème de pollution lié à la chaleur, le stationnement résidentiel est gratuit ce mercredi à Paris. Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) "invite les Parisiens à éviter si possible les déplacements en transports motorisés, à préférer les transports en commun" et, pour les automobilistes, "à réduire la vitesse de circulation". Une nouvelle alerte à la pollution par l'ozone a été lancée mercredi pour l'ensemble de la région parisienne, le seuil de 180 microgrammes par m3 en moyenne horaire ayant été dépassé.
Photo d'ouverture : carte de vigilance de Météo France - DR
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