Non-lieu pour le manutentionnaire d'AZF

le 19 juillet 2006 à 18h52 , mis à jour le 19 juillet 2006 à 20h33

L'homme avait été soupçonné être à l'origine d'un mélange involontaire de produits chimiques, créant les conditions de l'explosion qui avait détruit l'usine AZF en septembre 2001. Des 13 personnes initialement mises en examen, il n'en reste qu'une seule : le directeur de l'usine, Serge Biechlin.

[Expiré] [Expiré] la mede explosion totalfina elf azf © AFP

Le juge d'instruction en charge de l'enquête sur l'explosion de l'usine AZF, en 2001 à Toulouse,  a délivré un non-lieu pour le manutentionnaire initialement mis en examen pour "homicides et blessures involontaires". L'homme avait été soupçonné être à l'origine du mélange malencontreux de quelques kg de DCCNa (un produit chloré) avec 500 kg de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, vingt minutes avant l'explosion.

Me Daniel Soulez-Larivière, avocat de la société Grande Paroisse (groupe Total, propriétaire du site AZF), s'est déclaré satisfait de cette décision. "Il y avait 13 personnes mises en examen depuis le début de l'affaire, il n'en reste qu'une seule aujourd'hui", à savoir le directeur de l'usine, Serge Biechlin. "Cela montre qu'il n'y a rien dans ce dossier qui ait été démontré", a ajouté l'avocat.

Demandes de contre-expertises

Me Soulez-Larivière a également annoncé qu'un "abondant dossier" de demande de contre-expertise, concluant à "l'absence de base pour de quelconques poursuites", avait été déposé le 13 juillet au nom de Serge Biechlin et qu'il sera complété d'ici le 1er août par une demande identique concernant la société Grande Paroisse, mise en examen en qualité de personne morale le 31 mai pour "homicides et blessures involontaires".

Dans ces demandes, Total conteste le rapport final des experts judiciaires, qui conclut que l'explosion qui avait fait 30 morts et des milliers de blessés a été provoquée par un mélange accidentel d'un produit chloré et de nitrate d'ammonium. Selon Me Soulez-Larivière, les demandes de contre-expertises sont "très étayées", notamment par d'autres experts en détonique, sismique ou acoustique et laissent penser que l'explosion aurait eu lieu dans le tas principal de nitrate d'ammonium et non dans le sas d'entrée du hangar. "Si c'est le cas, se pose la question de savoir si c'est un acte volontaire ou involontaire", a fait valoir l'avocat.

Photo d'ouverture : l'usine AZF détruite par l'explosion, en septembre 2001 - archives

le 19 juillet 2006 à 18:52
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