
Depuis des semaines, François Hollande ne cesse de le répéter à ses partenaires de gauche : "Si on repart avec dix ou douze candidats à gauche ou à l'extrême gauche, on connaît le risque", a-t-il dit, en faisant allusion à l'élimination de Lionel Jospin le 21 avril 2002. Jeudi matin, sur Europe 1, le premier secrétaire a rappelé avoir proposé au MRC et au PRG qu'"il y ait au moins une candidature commune au premier tour, avec en contrepartie des circonscriptions" pour les législatives. Il est en effet sans illusion sur un ralliement de l'extrême-gauche Mais jusqu'à maintenant, les négociations ont piétiné.
Les chevènementistes jugent insuffisants le nombre de sièges que lui propose la rue de Solférino et les radicaux de gauche réchignent à soutenir un socialiste sans droit de regard sur sa désignation par les militants. " Sur ces questions, il y a encore des marges de manœuvre, cela se discutera à la rentrée " a confié à LCI.fr l'entourage de François Hollande. Mais s'ils veulent partir seuls en 2007, c'est leur responsabilité ". D'où l'utilisation dès maintenant par le patron du PS de l'argument massu du vote utile. "Les électeurs auront cette fois-ci la volonté de prévenir le risque en votant utile pour le PS, pour qu'il soit au second tour".
En attendant de se mettre éventuellement d'accord sur des candidatures limitées au 1er tour, François Hollande a souhaité que les partis de gauche se mettent d'accord "sur quelques grandes propositions qui les rassemblent tous", dans la perspective de 2007. Evoquant une réunion commune à l'automne, il a proposé sur Europe 1 "un ordre du jour simple" au PCF, PRG, MRC, Verts: "nous mettre d'accord sur quelques grandes propositions qui nous rassemblent tous de façon à ce que nous les proposions au pays" en 2007. Ces grandes propositions constitueraient l'ossature d'un accord de gouvernement.
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