TF1-LCI douste-blazy mam matignon libanPlus de 20.000 Français sont actuellement au Liban, dont 5000 touristes, en cet été 2006 où pour la première fois les hôtels affichaient complets. Le Premier ministre a annoncé samedi matin la mise en place de "moyens maritimes et aériens, civils et militaires" afin de "permettre aux Français qui le souhaiteraient de quitter le territoire libanais", alors que les infrastructures de transports sont la cible prvilégiée de Tsahal. Les premières évacuations devaient pouvoir se faire dès dimanche.
Différents moyens d'évacuer
Une liaison quotidienne par ferry sera possible entre Chypre et Beyrouth ou le port libanais de Jounieh, au nord de la capitale libanaise. Elle doit commencer dès lundi, l'arrivée dans la zone de deux navires. Les personnes seront transportées par hélicoptère pour regagner le ferry, qui restera au large du port de Beyrouth, cible possible de bombardements. Depuis Chypre, les ressortissants français seront ensuite rapatriés en métropole grâce à des vols Air France spécialement affrétés, entre Larnaca et Paris.
Deux avions de transport de troupes militaires, trois hélicoptères Cougar, une frégate et un bâtiment pouvant accueillir 1.800 personnes à bord sont envoyés, accompagnés de 800 militaires français pour aider à l'évacuation. D'autres pourraient suivre si besoin. Un numéro Vert a en outre été mis en place dès vendredi pour les proches : 0800 174 174. Une Mission d'appui de la sécurité civile (MASC) va en outre être envoyée à Beyrouth pour y "renforcer la structure de l'ambassade" et sur l'aéroport de Larnaca (Chypre) pour préparer "l'embarquement des ressortissants français ou de l'Union européenne".
Malgré la route Damas-Beyrouth coupée jeudi par Tsahal, Paris avait aussi engagé les Français et binationaux à regagner Damas afin d'y prendre des vols commerciaux. Ce qui s'annonce difficile : les taxis font désormais payer le trajet Beyrouth-Damas 1.000 dollars, contre les 100 dollars habituels, raconte à LCI.fr Monique dont les parents habitent la capitale libanaise. Ils ne sortent plus de chez eux depuis trois jours dans la crainte des bombardements mais ne trouvent pas non plus de moyens de quitter le pays.
Réunion de crise à Paris
Ce dispositif a été annoncé à l'issue d'une réunion de crise à Matignon en présence des ministres concernés (Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense et Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères), alors que le Liban est en situation de quasi-blocage depuis qu'Israël a lancé une offensive massive mercredi (Lire l'article) après l'enlèvement de deux soldats par le Hezbollah.
Dominique de Villepin, qui affirme que "le gouvernement évalue la situation sur place heure par heure pour adapter notre dispositif", a affirmé du soutien de la France aux efforts de l'Union européenne et de l'ONU pour mettre un terme à la crise au Proche-Orient. Le chef du gouvernement, qui a discuté du dossier samedi matin avec Jacques Chirac, s'est également entretenu avec le Premier ministre libanais, Fouad Siniora. Vendredi, lors de son interview du 14 juillet, Jacques Chirac s'est dit "consterné" par la situation au Proche-Orient se demandant s'il "n'y a pas aujourd'hui une certaine volonté de détruire le Liban".
(Photo TF1-LCI : Philippe Douste-Blazy au sortir de la réunion)
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