Le Pen Jean-Marie fête BBR © LCICe n'est pas une première pour le leader du FN. On ne connaît pas encore la date de comparution, mais la juge Michèle Ganascia a signé mardi deux ordonnances de renvoi en justice de Jean-Marie Le Pen pour des propos minimisant les conséquences de l'occupation allemande pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Propos "favorables" sur la Gestapo
Le président du FN devra répondre devant le tribunal correctionnel de Paris des délits de "complicité d'apologie de crime de guerre" et "complicité de contestation de crime contre l'humanité". Deux informations judiciaires avaient été ouvertes en mars 2005 à son encontre à la suite de ses propos reproduits dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol en janvier.
Jean-Marie Le Pen y donnait notamment une présentation "favorable" de la Gestapo qui avait "arrêté", selon lui, un massacre de population civile dans le département du Nord par l'armée allemande. Or c'était la Feldgendarmerie qui avait stoppé le massacre. La Gestapo avait été jugée criminelle par le tribunal de Nuremberg pour son rôle dans les crimes contre l'humanité perpétrés par les nazis. Le leader du Front national avait également dans le même journal déclaré: "en France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".
Pas la première fois
Selon l'avocat de Jean-Marie Le Pen, les propos de son client n'étaient pas destinés à publication et n'étaient pas "assez forts" pour constituer les deux délits invoqués. En 1987, M. Le Pen avait déclaré que les chambres à gaz étaient un "point de détail de l'histoire de la Seconde guerre mondiale". La justice l'avait condamné à une amende de 1,2 million de francs (183.200 euros), lui reprochant d'avoir "commis une faute" en "banalisant" les persécutions infligées par les Nazis.
(Photo d'archives TF1-LCI)
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