Le Pen de nouveau devant les juges

Par Par D.H. avec AFP, le 13 juillet 2006 à 09h13 , mis à jour le 13 juillet 2006 à 09h27

Le leader du FN est de nouveau renvoyé en correctionnelle pour "complicité de contestation de crimes contre l'humanité et complicité d'apologie de crimes de guerre". Il avait tenu des propos minimisant l'Occupation allemande durant la Deuxième guerre mondiale et favorables à la Gestapo dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol en janvier 2005.

Le Pen Jean-Marie fête BBRLe Pen Jean-Marie fête BBR © LCI

Ce n'est pas une première pour le leader du FN. On ne connaît pas encore la date de comparution, mais la juge Michèle Ganascia a signé mardi deux ordonnances de renvoi en justice de Jean-Marie Le Pen pour des propos minimisant les conséquences de l'occupation allemande pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Propos "favorables" sur la Gestapo

Le président du FN devra répondre devant le tribunal correctionnel de Paris des délits de "complicité d'apologie de crime de guerre" et "complicité de contestation de crime contre l'humanité". Deux informations judiciaires avaient été ouvertes en mars 2005 à son encontre à la suite de ses propos reproduits dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol en janvier.

Jean-Marie Le Pen y donnait notamment une présentation "favorable" de la Gestapo qui avait "arrêté", selon lui, un massacre de population civile dans le département du Nord par l'armée allemande. Or c'était la Feldgendarmerie qui avait stoppé le massacre. La Gestapo avait été jugée criminelle par le tribunal de Nuremberg pour son rôle dans les crimes contre l'humanité perpétrés par les nazis. Le leader du Front national avait également dans le même journal déclaré: "en France du moins, l'occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".

Pas la première fois

Selon l'avocat de Jean-Marie Le Pen, les propos de son client n'étaient pas destinés à publication et n'étaient pas "assez forts" pour constituer les deux délits invoqués. En 1987, M. Le Pen avait déclaré que les chambres à gaz étaient un "point de détail de l'histoire de la Seconde guerre mondiale". La justice l'avait condamné à une amende de 1,2 million de francs (183.200 euros), lui reprochant d'avoir "commis une faute" en "banalisant" les persécutions infligées par les Nazis.

(Photo d'archives TF1-LCI)

Par Par D.H. avec AFP le 13 juillet 2006 à 09:13
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2 Commentaires

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  • CHRISTOPHE, le 13/07/2006 à 10h22

    Ils ont vraiment que ca a sortir sur le pen, ben il faudra pas s'etonner de le voir au deuxieme tour des presidentiel de 2007, et certainement en meilleur position que 2002.

  • Bruno, le 13/07/2006 à 09h54

    Et le groupe KA qui fait l'apologie d'un racisme anti-blanc, anti-sémite avec menaces suivie d'actes odieux qui a pignon sur rue, personne ne trouve à redire, pourtant c'est véritablement grave.

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