Plusieurs milliers de "sans papiers" régularisés

le 06 juillet 2006 à 12h21 , mis à jour le 06 juillet 2006 à 17h50

Plusieurs milliers de familles" sans papiers seront "régularisées", annonce Yannick Blanc, le directeur de la police générale de la préfecture de police de Paris, dans un entretien au Monde de cet après-midi. Samedi dernier, il avait précisé devant la presse que 1.900 rendez-vous avaient déjà été fixés dans les préfectures.

TF1/LCI : Marche parisienne en soutien aux sans-papiers menacés d'expulsion Marche parisienne en soutien aux sans-papiers menacés d'expulsion © DR

Le chiffre est encore imprécis mais confirme les dires de plusieurs observateurs du dossier. Les régularisations de "sans papiers" dans le cadre de la circulaire Sarkozy du 13 juin seront beaucoup plus nombreuses que prévues initialement par le ministère de l'Intérieur. En effet, ce sont "plusieurs milliers de familles" sans papiers qui seront "régularisées", a indiqué Yannick Blanc, directeur de la police générale, dans un entretien au Monde daté de vendredi.

Il souligne, en réponse à une question à ce sujet, qu'il "n'y a pas de comparaison" avec la régularisation d'étrangers effectuée en 1997 et 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin qui, "à l'époque (...) étaient des travailleurs étrangers célibataires". "L'actuelle circulaire de Nicolas Sarkozy, elle, concerne les familles", ajoute Yannick Blanc. Concernant la capitale, le directeur de la police générale balaye les "peurs illégitimes" de familles de sans-papiers inquiètes d'une éventuelle "reprise des expulsions pendant l'été" et d'une "chasse aux enfants". "C'est quasiment diffamatoire", assène M. Blanc, "cela porte atteinte à l'honneur des fonctionnaires et ne se fonde pas sur des faits exacts". "A Paris, affirme-t-il, nous n'interpellons pas les mineurs" et "il n'y a d'ailleurs pas de quartier pour les accueillir" dans les centres de réception des étrangers (CRE) parisiens.

Il réaffirme qu'après le 13 août, date de l'expiration du dépôt des demandes d'éventuelle régularisation, si la "réponse" est "positive", les "familles le sauront tout de suite". Si elle est négative définitivement, il y aura un arrêté provisoire de reconduite à la frontière (APRF) et un délai "de trente jours pour quitter le territoire", selon lui. "Nous n'irons pas chercher les gens chez eux", dit encore M. Blanc à cet égard. "A Paris, les interpellations à domicile ne concernent que les personnes ayant reçu un APRF et assignées à résidence faute de place au centre de rétention". Et une réunion se tiendra "bientôt pour harmoniser les positions" avec les autres départements.

Les rendez-vous fixés aux familles sans papiers d'enfants scolarisés pour étudier leur éventuelle régularisation se tiennent depuis mardi à la préfecture de police de Paris. Samedi dernier, M. Blanc avait précisé devant la presse que 1.900 rendez-vous avaient déjà été fixés auxquels se sont ajoutés "environ un millier" d'autres mercredi.

Après cette annonce, le Réseau éducation sans frontières (RESF) dit rester "vigilant" et attend des "actes".

le 06 juillet 2006 à 12:21
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4 Commentaires

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  • Arthur, le 06/07/2006 à 15h56

    Sarko profite que la population ai les yeux tournés vers la coupe du monde pour regulariser on s'en souviendra en 2007....

  • Dan, le 06/07/2006 à 15h42

    Merci Sarko ! Je sais maintenant pour qui je voterai en 2007, certainement pour quelqu'un qui est contre ses régularisations massives !

  • Melinda, le 06/07/2006 à 12h37

    Serais-je enfin publiée pour demander à certains internautes qu'ils arrêtent de répéter comme des perroquets "on ne peut pas accueilllir toute la misère du monde" ou "ceux qui sont pour l'émigration n'ont qu'à accueillir les étrangers chez eux." Ces propos sont d'une bêtise sans fond. Il ne s'agit bien entendu pas de cela, juste de réfléchir à la détresse que peuvent ressentir des gens, nés dans un pays pauvre et qui doivent se battre pour avoir un avenir. Certains font la grève de la faim car ils sont près à mourir plutot que de vivre dans la misère. Je pense que nous, qui avons la chance de n'avoir pas à nous battre pour survivre, qui avons un toit et de la nourriture pour nos enfants, une école dans laquelle ils vont, devons avoir un peu d'humilité et beaucoup d'humanité envers eux. J'espère que le message passera. Les réactions d'intolérance me semble tout à fait insupportables. Et certains Français ne méritent pas la chance qu'ils ont d'être nés en France (ils n'ont meme pas conscience que c'est une chance, et non quelque chose qu'ils ont mérité) Merci de me publier.

  • Pascal, le 06/07/2006 à 12h32

    C'est honteux; et voir les instits par définition fonctionnaires de l'Etat utiliser les murs des écoles pour afficher leurs positions d'extrème gauche, c'est encore plus scandaleux. Mon choix est définitivement fait pour 2007 et plus tard, et il est clair que ce ne sera pas pour un candidat favorable à ces régularisations de délinquants.

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