Pot Belge: jugement rendu aujourd'hui

le 02 juillet 2006 à 15h11 , mis à jour le 02 juillet 2006 à 15h56

Le tribunal correctionnel de Bordeaux doit rendre ce lundi son jugement concernant 23 personnes impliquées dans un trafic de "pot belge" dans le milieu cycliste entre la Belgique et le sud de la France.

Laurent Roux lors de son procès cyclisme dopage

En plein tour de France, 23 personnes impliquées dans un trafic de "pot belge" dans le milieu cycliste, entre la Belgique et le sud de la France, doivent être fixées aujourd'hui. Le tribunal correctionnel de Bordeaux doit rendre son jugement dans la journée. Les vingt-trois prévenus sont poursuivis pour "offre de produit dopant" et pour "infraction à la législation sur les stupéfiants". Le trafic porte sur plus de 2.000 fioles de "pot belge", cocktail d'amphétamines et de produits dopants, en provenance de Belgique et qui irriguait le milieu du cyclisme, principalement amateur, dans tout le sud de la France.

Des peines de prison ferme ont été requises à l'encontre des trois principaux acteurs de cette filière, allant de 4 ans pour l'ex-soigneur belge Freddy Sergant à 30 mois, dont 18 avec sursis, pour les cyclistes Laurent et Fabien Roux. Le ministère public a demandé des peines avec sursis, de 18 mois à un mois, certaines assorties d'amende, à l'encontre des autres protagonistes de ce procès.

Pratique de dopage généralisée

Le procureur de la République Denis Chausserie-Laprée a expliqué la portée symbolique de certaines de ses réquisitions d'emprisonnement ferme, indiquant aux frères Roux, l'ancien professionnel Laurent et l'amateur Fabien, qu'une condamnation n'entraînerait pas obligatoirement "une nouvelle incarcération". Les frères Roux ont tous deux passé près de huit mois en détention préventive dans le cadre de l'instruction de ce dossier. En revanche, si les juges suivent les réquisitions, Laurent et Fabien Roux devront, dans le cadre d'une mesure de mise à l'épreuve, justifier d'un emploi ou d'une formation, payer les sommes dues au Trésor public, et indemniser la Fédération française de cyclisme (FFC), partie civile au procès.

Au premier jour d'audience, Laurent Roux avait décrit une pratique de dopage généralisée dans le peloton de son époque. "EPO, hormone de croissance, cortisone...J'ai pris toutes les choses basiques qui se faisaient à cette époque-là" avait-il déclaré. "Tout le monde prenait au moins cela. Les plus grands prenaient des choses que je n'avais pas les moyens de me payer. Ils se faisaient d'autres choses, comme l'hémoglobine de synthèse, les transfusions sanguines, auxquelles je n'ai pas pu avoir accès" avait ajouté le coureur.

D'après AFP

Image LCI. Laurent Roux au premier jour d'audience devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.


le 02 juillet 2006 à 15:11
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