
"Evidemment, j'ai été très surpris. J'étais sur le Tour, j'ai regardé Floyd... J'ai trouvé que c'était différent (la performance de Landis) de tout ce que j'avais vu en cyclisme, et je dis cela dans le bon sens". La déclaration émane de son prédécesseur sur le podium de la Grande Boucle.
Soutien de poids mais à double tranchant
Lance Armstrong a pris la défense, vendredi lors d‘une interview téléphonique dans l'émisssion "Larry King Live" sur la chaîne CNN, son compatriote qui pourrait être le premier, si tout est confirmé, à perdre son titre de vainqueur du Tour. Le septuple champion du Tour de France, lui-même régulièrement soupçonné de dopage, n'a pas hésité, y allant de sa note nostalgique : "même si je crois encore en Floyd et que je crois qu'il est innocent, ce n'est pas bon pour le cyclisme".
Et l'ancien coéquipier de Landis pendant trois ans dans l'équipe US Postal d'insister sans retenue: "si nous avions eu le moindre soupçon sur le fait qu'il puisse être un tricheur, nous nous serions séparés de lui bien avant. Quand il est parti, c'était pour répondre à une meilleure offre."
Le labo de Châtenay-Malabry mis en cause
Le cycliste en a profité pour répéter ses doutes concernant le laboratoire français de Châtenay-Malabry. Celui-ci est en effet l'auteur des analyses de Landis mais aussi de ses propres analyses douteuses. "Je suis quelque peu sceptique sur ce laboratoire en particulier."
Armstrong lui rendait-il la pareille : Landis a également fait un parallèle avec son ancien leader vendredi en se dédouanant de tout dopage lors de sa conférence de presse (Lire l'article). "Je voyais ce qu'il endurait (avec les soupçons). Mais je ne saisissais pas parce que je ne l'avais pas vécu. Maintenant je peux comprendre", a affirmé Landis, qui attend dans les jours qui viennent les résultats de la contre-expertise. S'ils s'avéraient eux aussi positifs, la procédure de sanctions pourrait ensuite prendre des semaines, voire des mois.
Le Français Nordine Gezzar contrôlé positif |
Selon l'Equipe et Le Parisien, le vice-champion de France 2006 du 3000 steeple a été contrôlé positif le 19 juin à la suite d'un test pratiqué à l'issue de la réunion d'athlétisme de Strasbourg. L'échantillon A de ce contrôle antidopage a révélé dans ces urines des traces d'un anabolisant, la nandrolone, et d'un diurétique, le Finastéride, produit à effet masquant, selon L'Equipe. La Fédération française d'athlétisme (FFA) a lancé une procédure d'instruction contre le Français qui a cinq jours, à partir de la notification des résultats de l'échantillon A, pour demander l'analyse de l'échantillon B. Il encourt deux ans de suspension. Le sportif a démenti samedi affirmant ne "prendre aucun produit dopant" |
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(Photo TF1-LCI archives : Lance Armstrong)
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