
Le nombre de régularisations sera rendu public mais, en attendant, "ceux qui parlent de chiffres ne savent pas".
Après l'annonce par un haut responsable policier que "plusieurs milliers de familles" sans papiers pourraient être régularisées, Nicolas Sarkozy remet les pendules à l'heure.
"Ce sera ferme et humain et tous ceux qui parlent de chiffres aujourd'hui parlent de sujets qu'ils ne connaissent pas", a ainsi lancé le président de l'UMP et ministre de l'Intérieur lors d'une "réunion champêtre" à Ballan-Mire, en Indre-et-Loire. "Je rendrai des comptes aux Français une fois qu'on aura étudié tous les cas", les dossiers des sans-papiers avec enfants scolarisés étant "étudiés un par un", a-t-il poursuivi.
"Les catastrophes que nous connaissons"
"Nous savons que nous allons régulariser plusieurs milliers" de familles de sans-papiers dans le cadre de la circulaire du 13 juin dernier, avait indiqué Yannick Blanc, directeur de la police générale de la préfecture de police de Paris, dans un entretien au Monde daté de vendredi.
Pour Nicolas Sarkozy, "il n'y a pas un pays qui considère qu'on doive donner des papiers définitivement parce qu'un enfant est inscrit à l'école". "La régularisation massive et totale a conduit aux catastrophes que nous connaissons aujourd'hui, a-t-il poursuivi. Les socialistes l'ont pratiquée à quatre reprises dans les 20 dernières années, ça n'a rien résolu, ça a aggravé le problème".
"Je serai humain parce qu'il le faut, je serai ferme parce que je le dois", a encore lancé le numéro deux du gouvernement."Si on fait un travail superficiel, dans ce cas, il ne faut pas s'adresser à moi", a averti le responsable.
(Nicolas Sarkozy jeudi/TF1/LCI)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



