Sentier II : la Société générale et son Pdg renvoyés

le 21 juillet 2006 à 15h54 , mis à jour le 22 juillet 2006 à 10h30

Cent trente-huit personnes et quatre banques, dont la Société Générale et son Pdg Daniel Bouton, ont été renvoyées dans l'affaire de blanchiment dite "Sentier II" entre la France et Israël.

sentier © INTERNE

La Société générale, la Société marseillaise de crédit,  Barclays-France, la Banque nationale du Pakistan et 138 personnes sont renvoyées devant un tribunal correctionnel par la juge d'instruction du pôle financier de Paris, Xavière Simeoni, dans l'affaire de blanchiment dite "Sentier II" entre la France et Israël, selon l'une des sources proches du dossier.

Le parquet de Paris avait requis le 4 juillet le renvoi de deux banques seulement, la Société marseillaise de crédit et la Banque nationale du Pakistan,  sur les huit qui avaient été mises en examen, selon une source judiciaire. Conformément aux réquisitions, Mme Simeoni a ordonné un non-lieu pour les quatre autres banques : la BRED, l'American Express Bank France, Leumi-France et la banque libanaise Saradar.

Six rabbins

Outre le Pdg de la Société générale Daniel Bouton, plusieurs cadres de banque sont notamment prévenus de "blanchiment aggravé" pour des faits s'étalant de 1997 à fin 2001. Par ailleurs, un ancien procureur adjoint au parquet de Bobigny, Jean-Louis Voirain, qui avait passé huit mois en détention en 2003 avant d'être révoqué, est également renvoyé devant la justice. Six rabbins, dont deux sont en fuite, seront également jugés.

Ce dossier de blanchiment via des chèques entre la France et Israël avait été découvert lors de l'enquête sur l'affaire dite du Sentier, un vaste réseau d'escroquerie dans le quartier parisien de la confection au préjudice de banques et d'assurances au milieu des années 90. Au total, 198 personnes avaient été mises en examen dans "Sentier II", dont 32 cadres ou dirigeants d'établissements bancaires pour tout ou partie des  infractions de "trafic d'influence, corruption passive, blanchiment aggravé et recel de fonds provenant d'abus de biens sociaux".

Dans un communiqué diffusé samedi, la Société Générale se défend d'avoir "sciemment ou intentionnellement" participé à des opérations de blanchiment.

D'après AFP

le 21 juillet 2006 à 15:54
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