TF1-LCI tentes sdf paris mdmOutre le fait de leur donner un toit en plein hiver, les 300 tentes distribuées il y a six mois à Paris visaient à sensibiliser l'opinion publique qui s'habituait trop, selon Médecins du monde, à passer devant les SDF sans en être chagrinée. Désormais, elles dérangent et posent un problème de santé publique, en cette période de forte chaleur.
La ministre déléguée à la Cohésion sociale, Catherine Vautrin, a nommé vendredi Agnès de Fleurieu, présidente de l'Observatoire national de la pauvreté, médiatrice sur le dossier, alors que de plus en plus de riverains se plaignent. En outre, "des capacités d'hébergement d'urgence supplémentaires seront ouvertes dès la semaine prochaine", soit 130 places en accueil de nuit sur Paris et la région Ile-de-France et quatre lieux supplémentaires en accueil de jour, a annoncé le ministère.
"Sécurité, hygiène et salubrité"
Cette médiatrice travaillera avec les associations et avec la ville de Paris, afin de proposer aux sans-abri d'aller en foyers. Justification : il faut régler le "risque de pérenniser la précarité" et "le problème de sécurité, d'hygiène et de salubrité publiques" que posent les "2000 SDF qui vivent aujourd'hui à plusieurs dans des tentes". D'autant plus, précise la ministre, avec les fortes chaleurs actuelles. Le médiateur sera également en charge de faire "le bilan des places d'accueil de jour disponibles".
Des bénévoles ont déjà critiqué l'annonce jeudi du maire de Paris de vouloir déplacer ces SDF vivant sous des tentes. Selon eux, il s'agit seulement de faire place nette pour la 5e édition de Paris Plages, qui s'est ouverte le même jour sur les quais de Seine.
(Photo TF1-LCI : 300 tentes ont été distribuées à Paris par Médecins du moned cet hiver)
Retour MYTF1
Chargement en cours...



