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Par Par A.Ga., le 07 juillet 2006 à 18h32, mis à jour le 07 juillet 2006 à 18:42
Le groupuscule noir ultra-radical et antisémite est plus que jamais déterminé à poursuivre ses "activités" et ce malgré la demande de dissolution faite par Nicolas Sarkozy après la mise en cause de ce groupe dans des incidents à caractère antisémite en mai rue des Rosiers, à Paris.
Kemi Seba (au premier plan, à gauche), fondateur de "Tribu KA"Non seulement ils ne tiendront pas compte de l'avis de Nicolas Sarkozy mais ils promettent des "réactions sanglantes" si quelqu'un s'en prend à l'un des leurs. Ils, ce sont les membres de la "tribu Ka", un groupuscule noir ultra-radical et antisémite.
Kemi Seba, son leader, a indiqué jeudi lors d'une conférence de presse qu'il n'avait que faire de la demande de dissolution requise par le ministre de l'Intérieur au président Jacques Chirac. Le numéro 2 du gouvernement a lancé une procédure en ce sens après la mise en cause de ce groupe dans des incidents à caractère antisémite le 28 mai rue des Rosiers, au coeur du quartier juif de Paris. Si elle intervenait, la dissolution, rendue possible par la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat, serait ordonnée par un décret présidentiel.
"L'équipe de Bosnie"
Jeudi, Kémi Seba s'est lancé dans un réquisitoire extrêmement virulent contre le gouvernement et plus généralement contre les "leucodermes", les blancs de peau. Fustigeant la France, "pays des droits de l'homme blanc et des sionistes", le leader a annoncé son intention de passer à la "vitesse supérieure" : "Désormais si quelqu'un touche à l'un des nôtres, il faudra s'attendre à une réaction sanglante (...) ce que certains appellent la haine, nous l'appelons l'intelligence".
Ironisant sur l'équipe de France de football, qui sans les Noirs serait "l'équipe de Bosnie", Kémi Séba a affirmé que les Noirs en France ont "une relation fusionnelle avec la balle", celle des footballeurs ou celle des policiers.
Pour le leader de la "tribu Ka", "Sarkozy dit : 'ceux qui n'aiment pas la France, qu'ils la quittent'. Nous, on répond que la France, non seulement on l'aime pas mais on la quittera le jour où elle nous remboursera ce qu'elle nous doit".
"Il y aura du sang des deux côtés"
Appelant les journalistes présents à dénoncer la "politique raciste" de dirigeants politiques qualifiés de "vassaux sionistes", Kémi Séba menace: "Si vous reconnaissez les fautes, certains pourront être épargnés".
Mais c'est contre le ministre de l'Intérieur, qualifié de "racaille sioniste", que Kémi Séba a eu les propos les plus violents. Interrogé sur l'attitude de la Tribu Ka si Jacques Chirac décidait de promulguer le décret de dissolution, Kémi Séba affirme que celle-ci ne "se cachera pas", continuera ses activités et tiendra ses réunions habituelles. "Si ça doit finir en boucherie, ça finira en boucherie", a affirmé Kémi Séba avant de préciser: "mais il y aura du sang des deux côtés".
"L'homme blanc est un détail pour nous", a affirmé Kémi Séba, et s'il se met en travers de sa route, "on le brise. Vous n'avez encore rien vu. Dans les prochains mois, le sang va couler".
(Kemi Seba/archives/DR)
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