© afpA la veille de l'université de la Rochelle, François Hollande sort de son silence estival. Va-t-il se lancer à son tour dans la course à l'investiture socialiste pour la présidentielle ? " Il serait "logique" que le premier secrétaire du Parti socialiste soit le candidat de sa formation, déclare-t-il. Mais ce n'est pas la règle dans notre parti, puisque c'est le vote des militants qui doit en décider". Le patron du PS explique qu'il doit être "le premier" à respecter le calendrier et la procédure fixés.
Il n'en insiste pas moins sur sa propre légitimité de premier secrétaire "élu par le suffrage des militants lors de quatre congrès successifs", leader des socialistes lors de leurs victoires aux dernières élections régionales, cantonales et européennes et "garant de leur unité depuis neuf ans". "Cette situation me confère autant de droits que de devoirs", explique-t-il. "Mon rôle, dans cette période, est (...) de rassembler pour gagner. Et c'est en fonction de cette seule considération que je déciderai, le moment venu, d'être candidat ou pas."
Royal "compte dans l'opinion"
D'ici là, François Hollande réaffirme sa volonté d'éviter trop de postulants lors du vote des militants début novembre. Ainsi, il prendra "d'ici au 3 octobre (...) toutes les initiatives nécessaires pour provoquer une réflexion collective et susciter des rapprochements" entre les différents candidats à la l'investiture. Prié de dire s'il soutiendra Ségolène Royal, le premier secrétaire du PS se borne à constater "qu'elle compte dans l'opinion des Français" et que la popularité dans les sondages ne doit pas être "considérée comme un handicap".
François Hollande lance d'autre part une mise en garde aux anciens partenaires du PS au sein de la "gauche plurielle" - du Parti communiste aux Verts en passant par les radicaux de gauche - qui envisagent tous de présenter un candidat. "Ce que je conteste, c'est une conception de la présidentielle qui voudrait que cette élection ne soit plus le choix d'un chef de l'Etat lors du second tour mais l'occasion d'un vaste débat du premier tour et qui, pour la gauche, pourrait s'arrêter là", dit-il.
(Image d'archives TF1/LC1)
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