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Cachan : les habitants du squat au lendemain de l'évacuation


le 18 août 2006 à 16h25
Temps de lecture
3min
Les squateurs de Cachan

Crédits : TF1-LCI

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SociétéTrente et une personnes, sur les 66 placées jeudi en garde à vue au terme de l'évacuation du squat de Cachan (Val-de-Marne), se trouvaient vendredi après-midi dans des centres de rétention. Par ailleurs, 150 "irréductibles" campent toujours devant leur ancienne habitation.

"C'est le bras de fer" avec la préfecture du Val-de-Marne, a affirmé vendredi le porte-parole de Droit au logement (Dal), Jean-Baptiste Eyraud, qui soutient plus d'une centaine de personnes, dont de nombreux enfants, ayant refusé en fin d'après-midi de monter dans les cars, lors de l'évacuation du plus grand squat de France. Ces derniers ont décidé d'organiser un campement près des lieux évacués. Epaulés par des associations et des élus, ils réclament une "solution valable de relogement" ainsi que "la libération des personnes envoyées en centres de rétention." Des repas ont été fournis aux familles par le Conseil général.

Opération médiatique" pour le Réseau éducation sans frontières (RESF), "tour de vis cruel et démagogique" au problème des sans-papiers, selon Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP. Plusieurs associations et partis politiques ont protesté, jeudi et vendredi.

" Les conditions de l'évacuation s'apparentent à une rafle " 

Trente et une personnes, sur les 66 placées jeudi en garde à vue au terme de l'évacuation du squat de Cachan (Val-de-Marne), se trouvaient vendredi après-midi dans des centres de rétention de la région parisienne, a indiqué un porte-parole de la Cimade. Les autres personnes arrêtées en situation irrégulière étaient, quant à elles, pour la plupart toujours en garde à vue, ou en cours de transfert vers d'autres centres de rétention (qui accueillent les étrangers arrêtés en situation irrégulière, en attente d'une décision sur leur sort).

L'union syndicale Solidaires, qui rassemble notamment les syndicats Sud, a pour sa part, affirmé vendredi que les conditions d'évacuation du squat de Cachan "s'apparentaient à une rafle". L'union relève également que parmi les occupants expulsés, "200 enfants sont, à deux semaines de la rentrée scolaire, privés d'école". Cette évacuation visait à mettre fin à plus de quatre ans de discussions et de guérilla judiciaire autour d'un dossier épineux pour le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy. 

D'après AFP

(Photo : Les évacués dans leur campement de fortune, devant leur ancien squat)

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