Les expulsés du squat de Cachan dans le gymnase de la ville, le 25 août 2006 © A.Ga./LCI.fr"Les solutions que j'ai proposées ont été refusées soit par l'Etat soit par vos délégués. C'est le blocage." Le maire PS de Cachan, Jean-Yves Le Bouillonec, s'est adressé directement mardi soir aux quelque 200 ex-squatteurs qui occupent toujours le gymnase d'un groupe scolaire de la ville pour leur demander de quitter de leur propre "initiative" les lieux, alors que la rentrée approche à grands pas.
Avec l'aide d'un mégaphone, accompagné par un ex-squatteur qui traduisait ses propos en bambara, langue malienne, M. Le Bouillonec a proposé une "initiative" : dresser une liste des familles en situation régulière qui veulent partir à l'hôtel en attendant d'être relogées, de celles qui ne veulent pas aller à l'hôtel et des familles en situation irrégulière.
Les garanties du maire
Le maire a pris un engagement : qu'ils ne soient pas interpellés et que l'Etat reconnaisse des associations chargées de les accompagner, se refusant à les faire expulser de force. Face aux doutes des familles, il a répété que c'était une "garantie" de sa part. Il a aussi indiqué qu'il avait obtenu des logements de l'OPAC et que les 120 ex-squatteurs de Cachan qui sont hébergés dans des hôtels depuis l'expulsion du Crous seraient relogés "définitivement" d'ici cinq semaines.
Ces familles qui sont toujours dans le gymnase de l'école depuis leur expulsion il y a deux semaines refusent d'être séparées. Elles ont tenu une conférence de presse en fin de matinée en présence d'artistes, tels que Benabar et Jacques Weber. Une manifestation de soutien est prévue à 18h à Paris.
(Dans le gymnase de Cachan vendredi/Photo A.Ga./LCI.fr)
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