Cachan : six sans-papiers interpellés

Par Par D.H. avec AFP, le 31 août 2006 à 16h47 , mis à jour le 01 septembre 2006 à 12h26

Six des 508 évacués du squat de Cachan en situation irrégulière ont été interpellés jeudi dans les hôtels où ils étaient hébergés depuis mi-août. Une liste a par ailleurs été dressée sur les demandeurs de relogement parmi les occupants du gymnase d'une école de la ville.

200 des expulsés de Cachan, août 2006200 des expulsés de Cachan, août 2006 © TF1/LCI

Tandis que la préfecture a dit mercredi avoir trouvé 40 "logements pérennes" pour les ex-squatteurs de Cachan en situation régulière, six sans-papiers de Cachan ont été interpellés jeudi matin. L'information a été révélée par plusieurs associations du comité de soutien des 1000 de Cachan et confirmée par la Cimade (qui se consacre à l'accompagnement des étrangers migrants).

Ces six clandestins (trois célibataires et un couple avec un enfant) étaient hébergés en hôtel à Orly, depuis leur évacuation le 17 août du Crous où 508 personnes squattaient. Selon la Ligue des droits de l'Homme, ils auraient reçu des arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière. Quatre d'entre eux auraient été placés au centre de rétention du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne.

190 sans-papiers au gymnase de Cachan

Selon la préfecture, 214 des 518 évacués avaient accepté un relogement d'urgence en hôtel, les autres étant depuis hébergées, pour la plupart, dans le gymnase d'une école de Cachan. Mais la solution urge. Le maire de la ville a appelé mardi ces derniers à évacuer les lieux avant la rentrée scolaire de lundi.

La préfecture ayant trouvé 40 "logements pérennes" pour les familles en situation régulière, y compris celle qui accepteront de quitter le gymnase et d'être hébergées en hôtel en attendant, une liste a été dressée jeudi matin. La mairie de Cachan a ainsi recensé 516 personnes (dont 164 enfants) déclarant être hébergées dans le gymnase et souhaitant un relogement. 254 d'entre elles disent accepter d'être relogées en hôtel provisoirement, mais 190 (dont 61 enfants) sont en situation irrégulière. Le chiffre est plus important que les quelque 200 personnes vivant actuellement dans le gymnase car "des personnes n'y étant pas hébergées ont souhaité s'inscrire dans le processus de relogement".

"Complètement exponentiel"

Le préfet du Val-de-Marne, Bernard Tomasini, a jugé jeudi le nombre de personnes recensées dans le gymnase "complètement exponentiel" comparé à celui constaté lors de l'évacuation du squat. Selon lui, sur les 538 personnes dénombrées à la sortie du squat le 17 août, 170 sont actuellement hébergées à l'hôtel, quelque 200, "sans doute des sans-papiers", se sont "volatilisées dans la nature" et 150 occupaient le gymnase à l'origine. Le préfect estime qu'il est évident que des personnes extérieures au squat se sont faites recenser. "Il y a un appel d'air de tous les sans-papiers et sans-logements sur le gymnase", a-t-il déclaré, s'en prenant à certains membres du comité de soutien qui, selon lui, "font venir tous les malheureux vers Cachan". Il estime que le recensement fait état d'un besoin de relogement de 222 personnes issues de 98 familles.

(Dans le gymnase de Cachan vendredi/Photo A.Ga./LCI.fr)


Un maire propose de transformer des locaux désaffectés

Le maire divers gauche de Limeil-Brévannes, dans le Val-de-Marne, a proposé vendredi d'accueillir les hébergés du gymnase de Cachan dans des locaux désaffectés de l'armée, situés sur sa commune. "Ce site, qui était utilisé jusqu'en 2000 par le Commissariat à l'Energie atomique, reste en très bon état, et pourrait accueillir rapidement les anciens squatteurs" a déclaré Joseph Rossignol, confirmant une information parue dans l'édition de vendredi du Parisien Val-de-Marne. L'un des bâtiments de ce domaine de six hectares, comprend, sur cinq niveaux, 6.600 m² de bureaux, tranformables rapidement en logements provisoires. Il est également équipé en sanitaires et des blocs douche pourraient y être installés, a affirmé le maire. Le site comprend aussi un restaurant de 400 places, équipé de cuisines qui peuvent être remises en état. Quant à la scolarisation des enfants hébergés dans le gymnase, le maire a précisé que certaines pièces du site pouvaient, si besoin, faire office de salles de classe.
Face aux interrogations de la préfecture, notamment en terme de sécurité, et des difficultés à circonscrire l'accès de ce bâtiment uniquement aux habitants du gymnase, l'élu estime qu'une commission technique doit passer pour évaluer la sécurité du site, et que les anciens squatteurs ont déjà démontré au gymnase qu'ils étaient capables de s'auto-contrôler. D'après le maire, le conseil général, présidé par le communiste Christian Favier, appuie cette proposition, et est prêt à prendre en charge son coût.

Par Par D.H. avec AFP le 31 août 2006 à 16:47
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4 Commentaires

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  • Bon, le 31/08/2006 à 19h36

    Mais pourquoi doit on reloger des gens en situation irreguliere?

  • Tiensdonc, le 31/08/2006 à 18h57

    Voila que certains s'avisent de faire appliquer la loi. C'est sûr, cela va sembler drôle à certains

  • Vastre, le 31/08/2006 à 18h15

    Qui peut s'étonner de constater que la loi soit appliquée ? Qui peut soutenir l'association DAL qui veut que la loi soit foulée aux pieds ? Sommes nous dans une république ou dans une chienlit ? La loi, rien que la loi !

  • ., le 31/08/2006 à 17h38

    Quelle est la différence entre un "sans papier" et un touriste , étant donné que la France est le pays le plus visiter au monde ,si tout ceux qui viennent ne repartent plus , on va à la faillite !

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