
Dimanche, un attentat sur la commune Sant'Andrea d'Orcino, près d'Ajaccio, ravageait à la mi-journée la villa, inhabitée au moment de l'explosion, d'un entrepreneur résidant en région parisienne. Un plasticage de maison "tout ce qu'il y a de plus classique", commentait mardi une source proche du dossier interrogée par LCI.fr. Les faits ne sont pourtant pas si "classiques" et auraient pu très mal tourner.
Une dizaine d'adolescents d'une colonie de Tiuccia se baladaient dimanche midi, en compagnie d'un moniteur, quand ils "ont croisé par hasard" le commando qui opérait dans la propriété. Les activistes n'ont pas perdu leur sang-froid et se sont fait passer pour des... policiers. Ce qui a bien fonctionné, puisque les hommes "avaient tout l'attirail" (gyrophare, cagoules...). "Ils ont même pris les portables des enfants en leur disant que cela risquerait de faire des interférences", a expliqué cette source officielle. Sans éveiller les soupçons, les activistes (deux ou trois hommes armés, selon le procureur) ont ainsi pu terminer l'installation de leur plasticage.
"Entre temps, la villa avait explosé"
Alors qu'ils se rendaient compte du subterfuge, les adolescents ont été relâchés par les faux policiers qui leur ont demandé de rentrer à pied et de ne pas donner l'alerte. Mais ils ont gardé leur accompagnateur. L'otage finit dans le coffre de la voiture de ses ravisseurs et n'en ressortira qu'à l'entrée de la ville d'Ajaccio, à une vingtaine de kilomètres de Sant'Andrea d'Orcino. Sain et sauf. Le temps que la charge explose dans la villa.
Le moniteur, lui, est revenu par ses propres moyens à Tiuccia pour rendre compte de l'histoire à sa directrice. Cette dernière a aussitôt demandé la mise en place d'une cellule psychologique.
(Photo TF1-LCI - archives)
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