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Crash de la West Caribbean : un an déjà

Edité par
le 16 août 2006 à 06h13
Temps de lecture
4min
west caribbean crash
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SociétéUne messe du souvenir a été organisée et une stèle dévoilée ce mercredi en Martinique, un an jour pour jour après l'accident d'un avion de la West Caribbean au Venezuela qui avait fait 160 morts, dont 152 Français. L'enquête pourrait être close au premier semestre 2007, selon le ministre de l'Outre-mer.

Il y a un an jour pour jour, 152 Français et 8 membres d'équipage périssaient dans le crash d'un avion de la West Caribbean près de la ville de Maracaïbo au Venezuela, plongeant toute la Martinique, où beaucoup se connaissent sur cette petite île de 400.000 habitants, dans le deuil. Un an après, la France se souvient. "La communauté nationale n'oublie pas" les 152 victimes martiniquaises, a affrimé Jacques Chirac dans un message lu mercredi à Fort-de-France par le ministre de l'Outre-mer.

Cérémonies du souvenir

Le ministre de l'Outre-mer, François Baroin, est en effet venu en Martinique pour assister ce mercredi à une messe du souvenir en la cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France dite par l'archevêque des Antilles-Guyane, Mgr Michel Meranvillen, en présence des familles et des élus locaux. Mgr Meranvillen a évoqué un "drame que nous vivons encore comme un cauchemar dont nous avons peine à nous réveiller". Auparavant, à 10h locales (16h à Paris), les cloches de toutes les églises martiniquaises ont retenti, la Martinique s'est alors figée.

Le ministre, qui a parlé de la "la plus grande catastrophe aérienne qui ait frappé la France", présidait ensuite le dévoilement d'une stèle portant les noms des 160 morts, érigée dans le centre de Fort-de-France. A Paris, à midi (06h à la Martinique), une messe a été dite en la Chapelle de la Vierge de l'église St-Sulpice (VIème arrondissement).

Dès mardi soir, veille de cet anniversaire qui a endeuillé presque toutes les communes de la Martinique, les familles se sont réunies au Lamentin, au centre de l'île, pour un moment solennel, mêlé de chants interprétés par une  chorale locale et de discours prononcés par les présidents de plusieurs  associations nationales de victimes venus en Martinique pour l'évènement. Des proches de victimes ont également pris la parole pour exprimer de façon unanime  "leurs souffrances".  

160 flambeaux en souvenir des victimes

Les 300 participants de cette "nuit du souvenir" ont ensuite entamé une marche silencieuse jusqu'à l'aéroport du Lamentin. Ils étaient munis de 160  flambeaux en souvenir des 152 victimes et des 8 membres d'équipage colombiens  tous décédés dans l'accident.  Une minute de silence a été observée par les familles avant un dépôt de  gerbe des présidents d'associations de victimes à l'entrée de l'aéroport  international de la Martinique.  

Depuis la catastrophe, chaque 16 du mois, une cérémonie du souvenir a été organisée. Le 16 juin, 160 figurines de bois noir avaient été dressées près de l'aéroport du Lamentin. Elles portaient chacune un point d'interrogation pour marquer l'incertitude qui persiste à la Martinique sur l'origine du drame. Les familles endeuillées ont dû attendre des mois le retour des corps. 145 avaient été rapatriés le 29 octobre. Les quatre dernières dépouilles ne l'ont été que le 12 août dernier.

L'enquête presque terminée

Erreur humaine ou défaillance technique ? Un an après, l'enquête, entre les mains des experts de l'aviation civile vénézuélienne, est sur le point d'aboutir. Elle pourrait être close au premier semestre 2007, selon François Baroin, ministre de l'Outre-mer. L'analyse des boîtes noires du Mac Donnel Douglas colombien de la West Caribbean Airways est terminée. Déjà, les enquêteurs ont pu déterminer que l'avion effectuant la liaison entre Panama et Martinique était trop lourd. Or l'équipage a choisi de prendre le trajet le plus direct malgré un orage violent.

C'est là que le pilote a annoncé une chute brutale de l'appareil. Les deux réacteurs venaient de s'éteindre. Peut-être à cause du givre qui s'était accumulé sur l'avion. Le commandant de bord aurait en effet refusé de lancer le système de dégivrage que lui suggérant son second. L'appareil est alors entré en chute libre sans qu'à aucun moment les membres de l'équipage lancent un appel d'urgence.

(Image TF1-LCI - archives du crash de la West Carribbean)


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