Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, le 29 août 2006 (LCI-TF1) © TF1-LCIFront national et villiéristes n'ont pas été long à réagir. L'incident survenu mardi en marge d'une visite du Premier ministre à Sallanches (lire notre article) était l'occasion de remettre au devant de la scène les thèmes qui leur sont chers : récidive, immigration et sécurité.
L'auteur de l'incident n'est autre que Cherif Bouchelaleg, un Algérien de 36 ans, qui avait déjà été au centre d'un débat public sur la double peine, c'est-à-dire sur l'expulsion de condamnés ayant déjà purgé une peine en France.
Sarkozy accusé de "légèreté"
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait affirmé à l'époque que c'était le cas de cet homme, menacé d'expulsion alors qu'il était marié à une Française et père de 6 enfants en bas âge, qui l'avait incité à changer d'avis sur la double peine et à proposer sa suppression. Ses ennemis ne se privent pas aujourd'hui de le lui rappeler.
L'incident "est tout un symbole", a estimé le président du Front national. "Par sa politique irresponsable, Sarkozy met l'Etat et la France en péril", a abondé Jean-Marie Le Pen (voir notre vidéo). Philippe de Villiers a sauté sur l'occasion pour réclamer le "rétablissement immédiat de la double peine". "M. Sarkozy devra s'expliquer sur une décision aussi légère mais d'une portée aussi grave", a ajouté le président du Mouvement pour la France.
Yves Jégo, secrétaire national de l'UMP a quant à lui expliqué sur LCI que "ce qui s'est passé hier ne remet en rien en cause l'idée que cette formule est dépassée qui créé plus de problèmes qu'elle n'en réglait" (de la double peine).
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(Image d'archive : Philippe de Villiers)
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