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Evacuation à Cachan : les associations dénoncent une "rafle"


le 18 août 2006 à 16h19 , mis à jour le 18 août 2006 à 16h19.
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3min
Evacuation du squat de Cachan

Evacuation du squat de Cachan / Crédits : TF1-LCI

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SociétéPlusieurs associations des droits de l'homme ont protesté vendredi contre l'évacuation d'un ancien bâtiment universitaire de Cachan, occupé depuis trois ans par des centaines de squatters africains. Ils dénoncent "une opération de force" du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

Opération médiatique" pour le Réseau éducation sans frontières (RESF), "tour de vis cruel et démagogique" au problème des sans-papiers, selon Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP. Plusieurs associations et partis politiques ont protesté, ce jeudi, contre l'opération d'évacuation du plus grand squat de France, à Cachan.

Pour Sergio Coronado, porte-parole des Verts, ces expulsions montrent qu'après les déclarations du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy sur les sans-papiers, "les travaux pratiques ont commencé". "Ces expulsions ne sont pas autre chose qu'une cynique gesticulation médiatique" et "ne représentent en aucune manière une issue permettant aux familles d'être relogées décemment et durablement".

Chasse aux sans-papiers

La Ligue communiste révolutionnaire "condamne avec force" l'évacuation des squatteurs de Cachan, "nouvel épisode de la guerre aux pauvres, de la chasse aux sans-papiers auxquelles se livre une fois de plus Nicolas Sarkozy, ministre des expulsions". Pour le Parti communiste, c'est une "véritable provocation". "Cette expulsion à grande échelle marque le franchissement d'un pas supplémentaire dans la violence et l'irresponsabilité alors que chaque cas nécessiterait dignité, humanité et respect", ajoute le Parti communiste.

"C'est le bras de fer" avec la préfecture du Val-de-Marne, a affirmé vendredi le porte-parole de Droit au logement (Dal), Jean-Baptiste Eyraud, qui soutient plus d'une centaine de personnes, dont de nombreux enfants, ayant refusé en fin d'après-midi de monter dans les cars. Ces derniers ont décidé d'organiser un campement près des lieux évacués. Epaulés par des associations et des élus, ils réclament une "solution valable de relogement" ainsi que "la libération des personnes envoyées en centres de rétention." Des repas ont été fournis aux familles par le Conseil général.

66 personnes placées en garde à vue

Trente et une personnes, sur les 66 placées jeudi en garde à vue au terme de l'évacuation du squat de Cachan (Val-de-Marne), se trouvaient vendredi après-midi dans des centres de rétention de la région parisienne, a indiqué un porte-parole de la Cimade. Les autres personnes arrêtées en situation irrégulière étaient, quant à elles, soit toujours en garde à vue, soit en cours de transfert vers d'autres centres de rétention (qui accueillent les étrangers arrêtés en situation irrégulière et qui attendent une décision sur leur sort).

L'union syndicale Solidaires, qui rassemble notamment les syndicats Sud, a pour sa part, affirmé vendredi que les conditions d'évacuation du squat de Cachan "s'apparentaient à une rafle". L'union relève également que parmi les occupants expulsés, "200 enfants sont, à deux semaines de la rentrée scolaire, privés d'école".

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