Des forces de police ont entrepris jeudi matin l'évacuation du plus grand squat de France, qui abrite un millier de personnes dans une ancienne résidence étudiante de Cachan, dans le Val-de-Marne, vouée à la démolition. La porte-parole de la préfecture du département du Val-de-Marne précise que "Les opérations ont débuté dans la matinée".
En raison d'un "audit de sécurité électrique qui présentait un grave danger pour les occupants, lié aux "multiples branchements sauvages", il avait été décidé de procéder en urgence à l'évacuation de cette ancienne résidence universitaire de plus de 300 chambres occupée depuis 2001".
Solutions "dignes et décentes"
Les occupants avaient multiplié les manifestations et opérations médiatiques pour se battre jusqu'au bout et tenter de déjouer l'évacuation, qu'ils savaient inéluctable. Ils avaient notamment organisé au début du mois une "nuit de solidarité", au son du zouk et de rythmes africains, pour réclamer le "relogement de tous" et la régularisation des sans-papiers figurant parmi eux. Les "1000 et leurs soutiens" ont également organisé plusieurs marches pour exiger des solutions "dignes et décentes".
Une cellule de relogement a été mise en place en août 2004, pour étudier la situation des occupants au cas par cas. Cette démarche s'est heurtée au fait que de nombreux squatters étaient en situation irrégulière, ce qui complique leur relogement. Cette évacuation vise à mettre fin à plus de quatre ans de discussions et de guérilla judiciaire autour d'un dossier épineux pour le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.
Yves Jego, le secrétaire national de l'UMP, assure quant à lui, que cette mesure décidée "au titre du principe de précaution" était "destinée à protéger les centaines de squatteurs", du fait d'un "risque sérieux d'incendie".
| Cinq familles évacuées dans le 15ème arrondissement de Paris |
La police a évacué jeudi matin cinq familles qui squattaient un immeuble de la cité Falguières, dans le 15ème arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès du Dal (Droit au logement). Les cinq familles, dont une trentaine d'enfants, a précisé le Dal, occupaient ces logements depuis 1997. Les familles africaines, selon l'association, devraient être hébergées provisoirement à l'hôtel. Une délégation du Dal, accompagnée par les familles, s'est rendue au pavillon de l'Arsenal, dans le 4ème arrondissement, pour rencontrer un représentant des services du logement de la mairie de Paris ainsi que le chef de cabinet du préfet de Paris. Plusieurs procédures d'expulsion avaient été lancées contre les habitants de l'immeuble dont la dernière en date au mois de mai, a précisé un militant du Dal.
(Image d'archive: TF1-LCI)








