François Hollande lors de son discours à l'université d'été du PS à La Rochelle © DRFrançois Hollande est apparu déterminé à la tribune de l'université d'été de La Rochelle où il a prononcé ce dimanche le discours de clôture. "Nous représentons l'espérance du changement. En 2007, il faut ouvrir un nouveau cycle politique" a-t-il déclaré. "C'est pourquoi nous n'avons pas le droit de perdre la prochaine élection présidentielle. Mai 2007 sera aussi historique que mai 1981. Nous représentons l'espérance du changement".
François Hollande a ensuite détaillé le projet socialiste pour 2007, en commençant par la croissance. "Aujourd'hui, la croissance est inégale et destructrice. Nous devons jeter les bases d'une nouvelle croissance qui sera à la fois sociale, innovante et écologique". Le premier secrétaire a proposé la création d'un "impôt citoyen sur le revenu". Applaudi par les militants, il a évoqué la "suppression des rémunérations excessives". "Les stock-options seront supprimées purement et simplement", a-t-il promis. Il a aussi annoncé la suppression du contrat nouvelle embauche "dès que nous le pourrons".
La politique de la droite : "injuste, inefficace et dure"
Au niveau social, il a prôné l'application du plan "Egalité des chances" dans les entreprises et l'importance de "lutter contre les discriminations par rapport au choix de vie". "Après un débat, chacun y est venu", a-t-il ajouté, faisant allusion à Lionel Jospin, qui s'est déclaré favorable au mariage homosexuel, samedi, lors de son discours à La Rochelle. François Hollande a aussi réaffirmé que le service civique serait obligatoire : "Pour chaque citoyen, il y a un honneur de donner à son pays en retour, au delà de l'impôt".
Devant Ségolène Royal, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, Pierre Mauroy, Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo, Daniel Vaillant, réunis au premier rang, François Hollande a détaillé le bilan de la droite, jugé "injuste, inefficace et dur". "Dur, pour les jeunes, les pauvres, les fonctionnaires et les plus fragiles", a-t-il expliqué. "L'échec de la droite n'est pas seulement économique et social mais aussi moral", a-t-il affirmé en dénonçant en outre "l'irresponsabilité de Jacques Chirac" qui "n'a pas tenu la promesse qui était la sienne de faire voter le statut pénal pour les chefs de l'Etat".
Le premier secrétaire a averti que pour les socialistes, Nicolas Sarkozy "sera responsable de tout" ce qui a été fait par le pouvoir depuis 2002. Le président de l'UMP a "une conception vorace, prédatrice de la politique", selon lui. "Il veut tout, il prend tout, décide de tout et va même, quand les vents sont mauvais, à tourner avec eux ".
"La chance de la France, c'est le socialisme"
François Hollande a ensuite appelé au rassemblement de la gauche. "La désignation de notre candidate ou notre candidat doit être comme notre démocratie, la meilleure des choses. Notre candidate ou notre candidat au-delà de ses mérites, ne réussira pas seul", a-t-il jugé. "Le rassemblement, c'est une condition même de la victoire".
"Le succès de 2007 sera celui d'un collectif. Ce rassemblement de la gauche existe, il faut le traduire politiquement", a-t-il expliqué. "Nous devons donner à la politique toute sa dignité, au social toute sa chance et aujourd'hui, la chance de la France, c'est le socialisme", a-t-il conclu sous les applaudissements des militants.
Photo d'ouverture : François Hollande lors de son discours de clôture de l'université d'été du PS à La Rochelle - DR
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