François Hollande au 20 heures de TF1 © DRDimanche après-midi, à La Rochelle, il avait lancé un appel à tout le Parti socialiste : respecter les règles du jeu de la pré-campagne. "Ecartons le dénigrement, la suspicion, que chacun fasse valoir ses atouts, mais sans dévaluer ceux des autres", avait lancé François Hollande dans son discours de clôture, en avertissant : "Nous n'avons pas le droit de perdre en 2007". Cet appel, le Premier secrétaire du PS l'a réitéré dimanche soir sur le plateau du 20 heures de TF1.
D'emblée, il a écarté les questions sur son éventuelle candidature : "Ce n'est pas le moment de faire des annonces. Ce n'est pas une victoire individuelle, l'élection présidentielle". Et dans une telle bataille, "lorsqu'on est membre d'un grand parti, le parti socialiste (...) on ne doit pas regarder son destin personnel".
"Il faudra que nous valorisions celui ou celle que nous choisirons "
Son ambition, il le répète, n'a pas changé. "Je ne vois qu'un seul objectif : faire gagner la gauche en 2007". Car l'adversaire est et reste la droite, avec "un gouvernement de droite qui a été dur depuis cinq ans" envers les jeunes, les catégories modestes. "C'est vrai qu'il y a une demande d'alternative à la droite", a estimé François Hollande, mais pour répondre à cette demande, "il faut être utile", ne pas "ajouter une ambition personnelle" à toutes celles qui se sont déjà manifestées, sachant que la seule qui vaille doit être une ambition collective, celle du PS : "Je suis le Premier secrétaire du Parti socialiste (...) Je tiendrai ce cap".
Le Premier secrétaire du PS a donc précisé une nouvelle fois les règles du jeu : en ce qui concerne le futur candidat (ou la candidate) du PS, "ce sont les militants socialistes qui vont choisir". Il y aura des débats, ils devront être encadrés : "il ne faut pas discréditer les autres". Et après le vote, "il faudra que nous valorisions celui ou celle que nous choisirons (...) Celui ou celle que nous choisirons devra être renforcé par ce processus". Pas un mot sur sa compagne, Ségolène Royal, favorite des sondages, à peine évoquée à travers cette expression répétée, "celui ou celle que nous choisirons". Mais quel que soit le choix final des militants, "les socialistes ne doivent pas être mobilisés sur le choix d'un candidat mais sur celui d'un président - et je veux que ce président soit de gauche en 2007".
Et après ce rappel des règles et de la discipline collective du parti, François Hollande est reparti à l'offensive contre le gouvernement, sur une thématique qui s'annonce comme le point chaud de la rentrée sociale : le pouvoir d'achat. Premier axe d'attaque : la critique des mesures annoncées. "Au moment où se pose cette question majeure du pouvoir d'achat, on nous dit : il va y avoir un chèque transport. Plutôt que de faire des annonces non suivies d'effet, il vaudrait mieux baisser la fiscalité sur le carburant !" Idem pour les mesures concernant les jeunes... Deuxième axe : un appel directement lancé à Dominique de Villepin, qui sera lundi soir sur ce même plateau de TF1 : "Je vais faire une proposition : que le Premier ministre reçoive l'ensemble des syndicats, et organise une conférence du pouvoir d'achat". Réponse attendue lundi soir, même lieu, même heure...
Photo d'ouverture : François Hollande au 20 heures de TF1 - DR
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