Le délégué des expulsés de Cachan Fidel Nitiéma, mercredi © TF1/LCILCI.fr : Pourquoi refusez-vous d'être relogés dans des hôtels de l'Essonne et de Seine-et-Marne comme le proposait la préfecture ?
Fidel Nitiéma : "Mais parce qu'on serait tous dispatchés et beaucoup trop loin ! Ils mettent les gens à la rue et ensuite ils veulent les éloigner ! La préfecture et l'Etat ont dégagé leurs responsabilités alors que ce sont eux qui ont conduit les familles à la misère."
LCI.fr : Que souhaitez-vous ?
F.N. : "Dans un premier temps, nous voudrions être hébergés dans un endroit unique, le site du Val-de-Bièvre (les villes de Cachan, Arcueil, l'Haÿ-les-Roses, NDLR). Là-bas, on voudrait avoir la possibilité de mener une vie normale. Nous réclamons aussi la poursuite du processus de relogement."
LCI.fr : Et pour les sans-papiers qui représentent environ la moitié des 535 personnes expulsées de l'immeuble du Crous ?
F.N. : "Nous voudrions des garanties, et notamment celle de rester en France. Nous souhaiterions l'annulation des mesures d'expulsion et leur régularisation. Enfin, d'une manière générale, nous voulons le respect des Droits de l'Homme, des principes fondateurs en France."
(Fidel Nitiéma, mercredi, à Cachan/TF1/LCI)
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