Dominique de Villepin au 20 heures de TF1 © DRREACTIONS POLITIQUES
- Stéphane Le Foll (PS) : "un rideau de fumée"
Les mesures annoncées par Dominique de Villepin ne sont qu'un "saupoudrage", "un rideau de fumée chargé de faire écran à une situation extrêmement dégradée" pour les Français, a déclaré le directeur de cabinet de François Hollande. En ce qui concerne la prime pour l'emploi, "on est loin du compte". De même, "on a restreint le champ d'application" de l'allocation de rentrée pour les étudiants, qui ne concernera que "80.000 étudiants sur 2,2 millions", à savoir uniquement les boursiers quittant le domicile parental. Quant au chèque transport, "il a fallu attendre un an" pour que le gouvernement propose "une véritable usine à gaz, dont on en voit pas comment elle peut être appliquée".
- Denis Baupin (Verts) : "encore un effort" sur le chèque transport
Le gouvernement doit faire "encore un effort" sur le chèque transport, en l'étendant à "l'ensemble des modes de transports alternatifs tels que le covoiturage, le vélo ou l'autopartage", a estimé l'adjoint Vert au maire de Paris chargé des transports. Ces "mécanismes" d'aide au transport "qui se mettent en place doivent inciter à consommer moins de pétrole".
- Jean-Louis Borloo (ministre de l'Emploi) : des mesures "légitimement attendues"
"Ces mesures qui concernent le pouvoir d'achat des Français s'inscrivent dans le fil de l'action économique et sociale du gouvernement qui vise aussi à mettre en ouvre une politique des revenus en faveur des foyers dont les revenus doivent-être le plus soutenus (...) Ces mesures sont justes parce qu'elles contribuent à la cohésion sociale. Elles sont efficaces parce qu'elles sont de nature à soutenir l'économie de notre pays. Elles étaient légitimement attendues par les Français".
- Pierre Méhaignerie, président de la Commission des Finances à l'Assemblée : "sérieux"
Il a déclaré "approuver totalement" ces mesures, se félicitant de ce que le gouvernement ait opté pour "le sérieux", en réservant les recettes fiscales supplémentaires au désendettement, et "la justice", en augmentant la prime pour l'emploi.
- George Tron (UMP) : "gestion efficace" et "mesures en faveur des Français"
Le député villepiniste de l'Essonne a estimé que "M. de Villepin a montré que l'on pouvait concilier une gestion efficace des finances de la France, et la prise de mesures en faveur des Français dans leur vie quotidienne".
REACTIONS SYNDICALES
- Marcel Grignard (CFDT) : Peut mieux faire...
La CFDT a estimé lundi soir que le relèvement de la prime pour l'emploi serait "favorable pour le pouvoir d'achat des plus bas salaires" mais que son impact sur l'emploi "reste à démontrer". Le chèque transport est de son côté "une mesure qui répond sur le fond à un problème mais son application risque d'être désastreuse car, en rendant cette prime facultative, il y a un risque fort de la voir appliquée de façon diverse et inégalitaire". Finalement, pour la CFDT, l'annonce d'une conférence sur les revenus et l'emploi constitue à moyen terme "la mesure plus satisfaisante".
- Bernard Thibault (CGT) : Une "volonté d'anticiper la grogne de la rentrée"
"J'ai le sentiment que la démarche du Premier ministre s'inscrit dans une volonté manifeste d'anticiper sur une grogne possible dès cette rentrée (des salariés" sur la question du pouvoir d'achat". En matière de "prime pour l'emploi, le gouvernement se substitue aux entreprises qui ont la responsabilité de la revalorisation des salaires et cela ne semble pas correspondre aux nécessités de la période". Quant au "chèque transport", le secrétaire général de la CGT a estimé que "les choses restent encore très floues" et a émis des "réserves sur son champ d'application".
- Jean-Eudes du Mesnil (CGPME, patronat) satisfait "en partie"
La CGPME estime avoir été "entendue en partie" après l'annonce du lancement d'un chèque transport facultatif financé pour moitié par l'Etat, a déclaré lundi son secrétaire général. "Le fait que ce soit facultatif et qu'il n'y ait pas de nouvelles charges obligatoires pour les PME lève en partie nos réticences. Mais il faut rappeler que les entreprises subissent également l'augmentation du prix à la pompe et participent déjà largement au financement des transports".
- Laurence Parisot (Medef, patronat) dans Les Echos : "on perd tout sens du réel"
"Quand je vois que, d'un côté, l'assurance-maladie va payer une part de l'assurance des médecins et que, de l'autre, les entreprises pourraient être amenées à prendre en charge la hausse du prix des carburants alors qu'elles la subissent aussi, je trouve que l'on perd tout sens du réel", s'indigne la présidente du Medef, réagissant dans Les Echos de mardi. "Les entreprises paient déjà le versement transport pour financer le développement des transports publics. Cette contribution a augmenté de 120 % en dix ans et a représenté l'an dernier 4,5 milliards d'euros. Il est urgent que les Français sachent que l'énergie bon marché, c'est fini !"
Photo d'ouverture : Dominique de Villepin au 20 heures de TF1 - DR
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