Vendredi, dans sa page politique, le Figaro a révélé que le domicile à Boulogne-Billancourt de Ségolène Royal et de François Hollande avait été "cambriolé". Le journal précisait même que "des bijoux notamment pourraient avoir été dérobés" et indiquait que "le cabinet du ministre de l'Intérieur suivait de près ce dossier considéré comme sensible". Mais la principale intéressée n'a pas tiré la même interprétation des événements. Et elle l'a fait savoir quelques heures plus tard.
"Il ne s'agit pas d'un cambriolage, mais d'une intrusion et de la fouille intégrale de mon domicile où rien n'a été volé", a expliqué la très probable candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle. "Tout a été retourné, les placards ont été vidés", a-t-elle expliqué, ajoutant : "Je n'ai pas porté plainte, j'ai fait un signalement au commissariat en demandant que l'incident reste confidentiel". Et c'est là que débute la polémique, car la socialiste préférée des Français s'étonne que l'information soit diffusée dans les colonnes du Figaro.
"Aucune piste"
"Je trouve scandaleux que cette information ait été diffusée par le cabinet du ministre de l'Intérieur, alors que j'avais demandé que cet incident reste confidentiel", a-t-elle réagi. Et de déplorer une "fausse information" du quotidien, qui pourrait "porter atteinte à la sécurité" de sa famille. Le ministère de l'Intérieur a immédiatement démenti avoir "divulgué" la moindre information "à caractère confidentiel".
Le parquet de Nanterre a désigné la police judiciaire des Hauts-de-Seine pour mener une enquête préliminaire, "eu égard à la personnalité des victimes", selon une source proche de l'enquête. La PJ a précisé qu'elle ne disposait pour l'instant d'aucune piste, le ou les intrus étant repartis sans laisser de traces. "Rien ne permet de penser que le ou les intrus avaient une idée particulière en liaison avec les occupants de l'appartement", a estimé une source judiciaire.
Ségolène Royal a "pris acte" vendredi des déclarations du ministère de l'Intérieur. "J'espère que l'enquête va déboucher". "L'intrusion à mon domicile m'a donné un sentiment insupportable d'atteinte à l'intimité, à la sécurité personnelle et familiale, comme beaucoup de Français" confrontés à ce genre de situation, s'est expliquée Ségolène Royal. "Je ne voulais pas qu'elle soit diffusée afin de protéger mes enfants, qui n'étaient pas tous encore au courant", a-t-elle expliqué.
(Image d'archives LCI-TF1 : Ségolène Royal)








