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Le journaliste et cinéaste Bernard Rapp est mort


le 17 août 2006 à 20h21
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3min
TF1/LCI Bernard Rapp
SociétéHomme à multiples casquettes, le journaliste, cinéaste, réalisateur et scénariste Bernard Rapp est mort jeudi d'une longue maladie. Il avait 61 ans. Grand reporter, puis correspondant en Grande-Bretagne, il avait présenté le journal télévisé de 20h sur Antenne 2 de 1983 à 1987, avant de s'essayer à l'animation d'émissions littéraires.

C'était un touche-à-tout. Erudit et passionné. Bernard Rapp, réalisateur, scénariste, écrivain, journaliste et homme de télévision, est mort jeudi à l'âge de 61 ans, d'une longue maladie. Né à Paris le 17 février 1945, licencié en droit et diplômé de l'Institut français de presse, il commence sa carrière de journaliste comme pigiste à Combat puis au Monde.

Grand reporter, puis correspondant en Grande-Bretagne, il présente le journal télévisé de 20h sur Antenne 2 de 1983 à 1987, avant de s'essayer à l'animation d'émissions littéraires, notamment Jamais sans mon livre et plus tard, Un siècle d'écrivains. Mordu de cinéma, il écrit en 1985 le texte du film L'eau et les hommes réalisé par Pierre Willemin et collabore au premier Dictionnaire Larousse des films.

Primé au Festival de Cognac

Mais ce n'est qu'à l'âge de 50 ans qu'il écrit et réalise son premier long-métrage, Tiré à part, dont l'action se situe dans le milieu de l'édition. C'est avec son deuxième film, Une affaire de goût, subtile étude psychologique sur la relation entre un nanti (incarné par Bernard Giraudeau) et son goûteur (Jean-Pierre Lorit), qu'il séduit public et critique. Le film est primé au Festival de Cognac et nommé cinq fois aux Césars. Il réalisera ensuite les films Pas si grave et Un petit jeu sans conséquence, avec Yvan Attal et Sandrine Kiberlain, adaptation d'une pièce de théâtre à succès.

Pour la télévision, il a été récompensé par trois 7 d'Or. Il est également l'auteur de plusieurs livres, dont un Itinéraire Angleterre, Pays de galles, Ecosse et un inventaire à la Prévert consacré aux objets mythiques de l'Empire britannique, Quality, objets d'en face.

Christophe Girard, adjoint (PS) à la culture du maire de Paris, lui a rendu hommage jeudi soir, voyant dans sa disparition la perte d'un "homme de culture rare, exigeant et attachant". "Je salue en Bernard Rapp l'homme passionné de culture, plein d'humour et de rigueur, peu sensible à la célébrité, qui aura inventé un style décontracté et cultivé", a-t-il déclaré. "Bernard Rapp aura su défendre autant le livre que le cinéma, en prenant ses distances avec une télévision approximative".

Le groupe France Télévisions, et notamment son président Patrick de Carolis, a également salué la mémoire de "celui qui fût un grand journaliste, homme de culture et passionné de cinéma".

Avec AFP

Image AFP. Crédit Photo : Anne-Christine Poujoulat.

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  • Martinez Anne marie : Homme de classe,personnalité originale,anglophile,ce qui est plutot rare dans le paysage médiatique français je déplore sa disparition.

    Le 18/08/2006 à 09h38
  • Lina : Quelle tristesse pour la mort d'un aussi grand journaliste. vous etiez discret mais on vous remarquez par votre grandeur et votre professionalisme.

    Le 18/08/2006 à 07h13
  • Mayer : C'est une grande perte.Je suis bien peiné. J'aimais beaucoup cet homme discret et brillant qu'on ne voyait que trop peu et dont les emissions télévisées m'ont toujours enchanté.

    Le 18/08/2006 à 01h58
  • Eric : Bon courage à la famille de ce grand monsieur de la télévision. Il a sû 'vulgariser' mais vers le haut. D'abord l'information, bien décryptée et clairement présenté, ce n'est pas toujours le cas. Puis il a amené les téléspectateurs vers le livre, puis vers un cinéma de qualité. Beau parcours, vous nous manquez déjà. Merci M Rapp.

    Le 18/08/2006 à 00h43
  • Stoned : Une bien triste nouvelle, une vraie émotion.

    Le 18/08/2006 à 00h24
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