
Le résultat de la contre-analyse du contrôle antidopage de l'Américain Floyd Landis, vainqueur du Tour de France cycliste, sera connu samedi. "Nous avons tout fait pour que tout aille vite et le laboratoire (ndlr : situé à Chantenay-Malabry, en France) a accepté de prolonger son ouverture jusqu'à samedi", a déclaré Enrico Carpani, porte-parole de l'Union cycliste internationale (UCI).
Landis a fait l'objet d'un premier résultat positif, à la testostérone, après sa victoire le 20 juillet dans la 17e étape à Morzine. Dès lundi, le sportif a demandé une contre-analyse du contrôle antidopage. Demande également formulée par l'UCI pour que "l'affaire avance". Si cette contre-expertise confirmait le premier résultat, une procédure disciplinaire sera ouverte par la fédération (américaine) ayant délivré sa licence au coureur. Landis, 30 ans, encourt une suspension de deux ans, suivant le règlement, et la perte de sa victoire dans le Tour.
Testostérone chimique ?
Le New York Times croit savoir qu'une partie de la testostérone détectée dans l'urine de Floyd Landis est bien d'origine chimique. Le cycliste avait soutenu que la substance était naturellement produite en grande quantité par son organisme. Le quotidien américain a cité lundi soir sur son site Internet un représentant non identifié de l'UCI qui a été informé des résultats réalisés dans le laboratoire de Chatenay-Malabry. Après les déclarations du coureur, le laboratoire français avait conduit un autre test (taux d'isotopes du carbone) et il en ressortirait qu'une partie des hormones provenaient d'une source externe.
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(Photo TF1-LCI archives : Floy Landis)
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