© INTERNELundi, les enquêteurs recevaient une revendication du mitraillage de l'hôtel de région le 9 août à Ajaccio. Elle était signé d'une nouvelle organisation nationaliste : "Clandestini ribelli". Ce texte est "pris au sérieux" a indiqué mardi un responsable des services de police en Corse.
Le texte est en cours d'analyse, a-t-il précisé affirmant que trois envois postaux avaient été reçus lundi matin dans les agences d'Ajaccio, Bastia et Calvi du quotidien Corse-Matin. Ces enveloppes contenaient des disquettes informatiques dont les données, une fois imprimées, constituent onze feuillets appelant à la "révolte contre nos élus corses et contre l'Etat français".
Une signature qui revient
"L'annonce de la création d'un groupe clandestin fait automatiquement l'objet de toute notre attention", a précisé le responsable policier. Celui-ci note cependant "l'absence d'éléments vérifiables" traditionnellement contenus dans les textes de revendication émanant d'organisations clandestines et qui permettent aux journalistes, comme aux policiers, de les authentifier.
Dans son texte, "Clandestini ribelli" affirme avoir des liens avec le FLNC, qualifié de "seul" et d'"unique". Peu courante, la formule "FLNC, le seul et l'unique" a été retrouvée peinte lundi sur les murs de la mairie de Calvi, en Haute-Corse, après un mitraillage à l'arme automatique. Elle avait déjà été employée lors de la revendication téléphonique anonyme auprès de Corse-Matin de l'attentat du 23 juillet qui avait endommagé la porte d'entrée de la mairie de Calvi. Les enquêteurs ne l'avaient pas alors considérée comme une véritable revendication d'une organisation nationaliste.
D'après AFP
(Photo TF1-LCi - archive : manifestation nationaliste)
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