Royal, Fabius et DSK ouvrent le bal de La Rochelle

Par , le 25 août 2006 à 15h41 , mis à jour le 25 août 2006 à 22h33

Très applaudie, la favorite des sondages a vanté son bilan à la tête de la région Poitou-Charentes pour montrer qu'elle est capable de réussir à l'Elysée. Laurent Fabius a critiqué la politique du "look" tandis que DSK s'est dit "porté par des convictions".

LCI-TF1, Ségolène R.Ségolène © LCI

Ségolène Royal détendue et applaudie

Comme elle entrait dans l'auditorium du Centre de conférences de La Rochelle, suivie par un bloc compact de photographes et cameramans, la socialiste favorite des sondages a été chaudement applaudie. Mais une partie seulement du public s'est levée pour l'ovationner.

Tout son discours d'ouverture en tant que présidente de la région Poitou-Charentes a consisté à expliquer ce qu'elle a réalisé depuis deux ans au niveau local. Et de citer pêle-mêle la gratuité du permis de conduire pour les jeunes chômeurs, les aides aux transports publics, un exemple de budget participatif dans un lycée ou encore "l'excellence environnementale ".

Contrairement à ses rivaux depuis une semaine, elle n'a pas parlé aux militants de politique nationale ou avancé de programme pour 2007. Cela, elle le réserve aux médias nationaux. Très souriante et visiblement détendue, elle a préféré louer la politique de "la France des régions socialistes". Son ambition est de "voir des territoires qui puissent s'appuyer sur un Etat central pour lutter contre la précarité, les inégalités scolaires ou les problèmes d'emploi ".
"Lorsque l'Etat central fonctionnera mieux, les réformes pourront se faire. Voilà l'enjeu de l'année prochaine"
a-t-elle expliqué sous les applaudissements des nombreux militants présents. L'intervention de Ségolène Royal s'est faite en l'absence remarquée de plusieurs de ses rivaux, dont Laurent Fabius, Jack Lang ou Dominique Strauss-Kahn. 

Fabius critique le bilan de Jospin

Premier à se prêter au jeu des questions/réponses des jeunes militants, Laurent Fabius s'est montré direct sur la forme et déterminé sur le fond. L'ancien Premier ministre a énuméré les conditions de la victoire de l'opposition : une ligne clairement à gauche et un réel rassemblement. Dans une critique à peine voilée contre Lionel Jospin, il a expliqué que si elle l'emportait en 2007, la gauche " devrait mener une politique différente de celle qui a été menée auparavant ", entre 1997 et 2002. Car le résultat fut cruel pour elle lors de la dernière présidentielle : " elle ne recueillit que 13% du vote des ouvriers, 13% de celui des employés et 20% de celui des enseignants " a rappelé celui qui fut ministre de L'Economie durant cette période.

Aujourd'hui, Laurent Fabius qui dit avoir réfléchi et appris des succès et des échecs des socialises a estimé qu' " une ligne mi-chêvre mi-chou " ne mènerait pas la gauche à la victoire, une pierre dans le jardin de Ségolène Royal. Autres amabilités visant la compagne de François Hollande, il a affirmé que le " look " ne suffisait pas pour l'emporter et lâché cette formule : " moi je dis : voici mon programme et non pas mon programme, c'est Voici ".

DSK, " candidat de convictions "

Avant de débattre avec les jeunes samedi, Dominique Strauss-Kahn a pris la parole vendredi soir devant ses partisans. Au cœur de son discours, une volonté de " donner un nouveau souffle à la France " en apportant des réponses aux nouveaux problèmes du XXIème siècle. Car, a-t-il tenu à préciser, s'il concourt à l'investiture présidentielle, "c'est pour défendre des convictions" : mettre la création de richesses au centre du débat, préparer l'avenir énergétique de la France, redonner des couleurs à l'université française ou donner à l'Europe les moyens de jouer un vrai rôle sur la scène internationale.

Il souhaite en 2007 "un président qui gouverne" et "ne se reconnaît pas dans la présidence gaullienne ou mitterrandienne " au moment ou Ségolène Royal revendique une filiation avec l'ancien président socialiste. En plaçant sa candidature sous le signe des "convictions", DSK veut se différencier de la favorite des sondages, persuadé que les militants "feront la différence", comme le soulignait un de ses partisans.

(Image LCI : Ségolène Royal face en ouverture de l'université d'été)

Par Renaud Pila le 25 août 2006 à 15:41
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29 Commentaires

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  • Polo50, le 26/08/2006 à 10h04

    Au 21éme Siécle la politique sera Mondiale ou ne sera pas !! alors Ségolène, Nicolas , Lionnel , Jacques ou les autres ... si aucun d'eux ne peux comprendre cela tous iront dans le mur !!!!

  • Evelyne, le 26/08/2006 à 00h22

    Ségolène n'a pas d'idée, elle joue seulement du fait qu'elle soit une femme, mais avec son chignon et ses manières, elle n'ira pas très loin...

  • Lili01, le 25/08/2006 à 20h34

    Plus je la vois, plus je l'entends, moins j'ai envie de la voir, moins j'ai envie de l'entendre..Plus un numéro de cirque , que quelqu'un qui veut représenter la France, Les bouffons à côtés sont de plus en misérable, et le petit Loyal n'est pas très convaincant.....numéro a revoir en urgence!

  • Will, le 25/08/2006 à 20h20

    La gauche en 2007 : la gerre civile en 2012.

  • Flo, le 25/08/2006 à 20h16

    Les grincheux, c'est sur qu'avec elle, on n'est pas avec Sarko, le genre vieux routard et couteaux dans le dos. Elle, c'est pas a pas, concret et ambitieux. Mais surtout, enfin, different. le changement vous fait peur?? restes ou vous etes (le mr de new Orleans) on se passera de vous. Moi je rentre par ce que je crois a mon pays.

  • Max, le 25/08/2006 à 18h54

    Pitoyable...la politique par la preuve ha ha !!un petit débat télévisé avec Nicolas Sarkozy ??? et on en reparle... Ces donneurs de leçon du PS n'ont pas encore compris qu'il n'ont plus rien à faire en politique

  • Nicolas, le 25/08/2006 à 18h40

    En espérant que la gauche ne revienne pas au pouvoir, car nous avons assez donné dans l'incompétence.

  • Hubert, le 25/08/2006 à 18h40

    Elle l'a dit "..par la preuve.." Prenons acte et laissons la gouverner De toutes façons, ce sera forcément mieux qu'en ce moment.. Une femme au pouvoir, c'est peut être bien. Allons un peu d'audace.

  • Ducongé, le 25/08/2006 à 18h23

    Mme Ségolène n'est qu'une opportuniste. on ne l'a jamais entendu sur les bancs de l'assemblée nationale. Elle mène la Région Poitou Charentes avec une autorité démagogique et elle joue sur le fait d'ètre une femme. Il faut autre chose pour prétendre à l'investiture suprême

  • Franck, le 25/08/2006 à 18h20

    Elle sourit en permanence, ceci est agréable mais je voudrais direaux internautes qu'il arrêtent de compter sur l'état et qu'il prenne un peu sur eux, l'état n'est pas la pour se substituer aux citoyens !!! alors prenez vous en main un peu que diable !! (un jeune de 26 ans qui bosse et gagne sa vie sans compter sur personne ! )

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